« A situation exceptionnelle, réunion exceptionnelle » a reconnu d’emblée le Président du Conseil Général Bruno Retailleau qui a présidé jeudi 23 juin une session extraordinaire sur le thème de l’eau potable dans le département.
Une session afin « d’éclaircir l’horizon et de sortir de l’incertitude », en présence du Préfet de la Vendée Jean-Jacques Brot, de Noël Mathieu, directeur général de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et de Eric Rambaud, Président de Vendée Eau.
« La Vendée compte trois handicaps vis à vis de l’eau potable » a indiqué en préambule Bruno Retailleau « une ressource en eau très difficile à mobiliser, avec peu d’eau souterraine et pas de grand fleuve, un grand pic de consommation estival en raison de notre très grand attrait touristique, enfin des ressources en eau qui se situent à l’est de la Vendée tandis que les pics de consommation se situent à l’ouest … »
« Pour des raisons climatiques mais aussi démographiques nous avons donc un véritable défi à relever » a poursuivi le Président du Conseil Général dont les conditions du succès reposent sur « le pragmatisme, le principe du collectif et l’innovation ».
Longtemps envisagé, le barrage de l’Auzance ne verra finalement pas le jour :
Devant les Conseillers généraux, le Préfet a en effet officiellement annoncé qu’il ne mettrait pas le dossier du barrage de l’Auzance à l’enquête publique, en raison notamment de son insécurité juridique, des nombreux recours formulés à son encontre « et des pertes d’argent et de temps ».
« Les conditions ne me semblent pas réunies pour conférer au projet le caractère d’intérêt général. Je vous le dis avec sincérité, loyauté et pour faire avancer le dossier de l’eau, dans l’intérêt de la Vendée, je ne le mettrai donc pas à l’enquête publique » a confié Jean-Jacques Brot.
« Nous travaillons sur un bouquet de décisions » lui a répondu le Président de Vendée Eau Eric Rambaud, avant de détailler aux élus quelques-unes des hypothèses envisagées.
Parmi elles : le transfert de la zone Mervent vers la zone côtière qui permettrait de gagner 4,6 M3 d’eau sur six mois, le renforcement de canalisations existantes depuis la Loire Atlantique qui fourniraient 25 000 m3 d’eau par jour, l’utilisation de carrières pour le stockage d’eau, la rehausse du barrage d’Apremont, le dessalement d’eau de mer à grande échelle ou encore la restitution dans le bassin hydraulique des eaux traitées en station d’épuration.
Bruno Retailleau a salué le « courage » du Préfet avant de souligner que serait privilégiée la solution qui correspond à l’intérêt général « dans la décision, il nous faudra prendre en compte le coût mais aussi le taux de sécurisation ».