Deux nouveaux projets de plans de prévention des risques d'inondation (PPRI) vont être soumis à la concertation de la population des communes de La Faute et de L'Aiguillon-sur-Mer a annoncé jeudi la préfecture de Vendée.
Les deux communes avaient été submergées par la tempête Xynthia le 28 février 2010.
Cette nouvelle concertation se déroulera du 1er juillet au 31 août et sera suivie, à l'automne, d'une enquête publique, a précisé la préfecture dans un communiqué.
Une première version de ces PPRI avait été soumise à concertation à l’hiver dernier mais avait soulevé de nombreuses critiques, notamment de la part des élus, qui les avaient jugés trop stricts.
Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée, avait jugé "contestables" les hypothèses sur lesquelles reposaient ces premiers projets.
Parmi les principales critiques figuraient notamment le fait de ne pas tenir compte des digues dans l'évaluation des risques de submersion et l'augmentation de un mètre de la cote de référence du niveau de la mer, au titre du réchauffement climatique pour le siècle à venir, alors que des experts, selon Bruno Retailleau, estiment "cette augmentation probable entre 30 et 40 cm".
En février dernier, le Président du Conseil Général avait ainsi demandé à Nathalie Kosciusko-Morizet de prendre en compte le réchauffement climatique et ses conséquences afin de ne pas surévaluer le risque de submersion marine.
« Le consensus scientifique évalue l’élévation du niveau de la mer au cours du prochain siècle à environ 50 centimètres » indiquait-il, « il faut en tenir compte dans la culture du risque qui doit pouvoir reposer sur des données claires, incontestables et acceptables pour la population. »
Etait aussi contesté le fait de prendre comme référence la cote des terrains des maisons et non la hauteur réelle à laquelle se situaient ces maisons sur leurs fondations.
Dans un courrier relatif aux projets de PPRI et à leurs règles d’élaboration adressé à Bruno Retailleau en février, la Ministre de l’Ecologie avait confirmé que l’Etat ne prendrait plus en compte la cote NGF des terrains, soit sa hauteur, mais la cote « seuil de maison » soit la hauteur à laquelle les habitations sont construites.
De fait, la majeure partie de La Faute-sur-Mer avait été classée en zone rouge, "zone inconstructible sauf, sous condition, pour travaux spécifiques".
Selon la préfecture "le bilan de cette concertation ainsi que les analyses techniques complémentaires se sont concrétisés par une évolution de ces projets".