L’alimentation en eau potable constitue un enjeu prioritaire pour la Vendée, tant pour ses aspects de salubrité publique que pour son rôle moteur indispensable dans le développement démographique et économique.
Au lendemain de l’annonce par le Préfet de la Vendée de la non-mise à enquête publique, du projet de barrage sur l’Auzance, l’Assemblé Départementale a voté vendredi matin une motion dans laquelle elle soutient la solution dite du « bouquet d’alternatives » pour mobiliser de nouvelles ressources en eau, demandant à Vendée Eau de tout mettre en œuvre pour augmenter la capacité de production et assurer ainsi l’alimentation en eau potable des Vendéens.
« Aux côtés de Vendée Eau et de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, le Conseil Général adopte et soutient trois séries de solutions » a exprimé Michel Dupont, Président de la Commission d’aménagement durable du territoire et des énergies renouvelables :
Des solutions visant à économiser l’eau :
Poursuivre la lutte contre les gaspillages et les efforts d’économies d’eau tous usages confondus, solliciter les services de l’Etat pour le maintien, en année exceptionnelle, des lâchers des barrages pour le débit réservés au 1/40ème du module interannuel, optimiser le fonctionnement des usines de traitement d’eau potable en récupérant certaines eaux de process, enfin créer des réserves de substitution (possibilité de 1,2Mm3 avant 2020) pour réduire les prélèvements irrigation dans les retenues gérées par Vendée-Eau.
Des solutions visant à renforcer la solidarité :
Réaliser les interconnexions nécessaires à la sécurisation de la distribution, notamment à partir de transferts du complexe de Mervent, et du complexe Marillet-Graon (+ 1,8 Mm3 d’ici 2013 et + 4,6 Mm3 d’ici 2015) et renforcer le réseau d’interconnexions interdépartementales, en cohérence avec le Schéma départemental de Loire-Atlantique.
Des solutions pour diversifier l’origine de la ressource
Exploiter les forages productifs repérés dans le socle granitique de centre Vendée, et augmenter la production du captage de Sainte Germaine à Luçon (solution susceptible d’apporter + 2,8 Mm3 à horizon 2015).
Restituer dans le bassin hydraulique les eaux traitées de certaines stations d’épuration (2 à 3Mm3 supplémentaires à horizon 2015),
Rehausser le niveau du barrage d’Apremont (+ 0,7 Mm3 avant 2015),
Utiliser les anciennes carrières et celles arrivant en cessation d’activité comme stockages d’eau (solutions apportant environ 3Mm3 pour 2017, puis 3 à 5Mm3 pour 2020),
Etudier la construction d’une unité de dessalement d’une capacité de 20 000 m3/jour soit + 3,7 Mm3 supplémentaires pour 2020.
« Nous sommes en contexte de rareté d’eau, et cette situation ne semble pas devoir s’améliorer face à l’augmentation de la population vendéenne d’une part (croissance proche de 1,7% par an) et la rareté d’une ressource de qualité d’autre part » ont indiqué les élus qui demandent en outre à chaque Vendéen d’être particulièrement vigilant à sa consommation d’eau en cette période de sécheresse, et de limiter au mieux ses différents usages.