Trois MFR, bientôt quatre...
La visite des bâtiments, élevés sur la terre rouge au beau milieu d'une clairière, a permis aux membres de la délégation de mesurer le travail effectué grâce à son aide.
Des salles de classe, des "cases" restaurant, d'autres servant de dortoirs... Grâce à ce "campus" en bois et entièrement de plain-pied, vingt-cinq stagiaires peuvent chaque année intégrer une formation par alternance qui leur permet d'apprendre les bases de leur métier d'agriculteur, et, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'école enfant, de suivre des cours d'alphabétisation.
Et ce cursus, adapté au Bénin, a fait ses preuves. François, jeune agriculteur installé avec sa femme et ses trois enfants non loin de la MFR en témoigne : "Grâce aux techniques que j'ai apprises à la MFR, j'ai commencé à exploiter l'an dernier mes cinq hectares de terrain. Je récolte déjà du manioc, du niébé, du maïs et du sorgho."
Mais que ce soit dans cette nouvelle MFR d'Abomey, dans celle de Kilibo (ouverte en 1995) ou de Sam (ouverte en 1992) les besoins sont encore grands. La réussite de ces projets attire de nombreux agriculteurs et les locaux deviennent exigus... Quant aux agriculteurs, ils retournent encore leur terre à la roue à main...
En bref, si les Béninois gèrent désormais eux-mêmes leurs MFR, la coopération vendéenne dans ce domaine est encore souhaitée. D'ailleurs, d'autres projets pour étoffer ce réseau sont déjà dans les rouages...