Une transmission familiale en douceur

Rencontre avec Daniel Gauvrit, le fondateur de l’entreprise Gauvrit à Challans, et Régis Gauvrit, son fils, qui prendra le flambeau dans les années à venir.
Pouvez-vous nous parler de votre entreprise ?
Daniel. Il y a trente ans, je me suis installé à mon compte en tant que carreleur. Cinq ans après, je me suis lancé dans les cheminées, puis les cuisines. Aujourd’hui, nous sommes vingt-quatre dans l’entreprise et nous avons deux magasins de vente à Challans et à La Roche.
Comment êtes-vous arrivés à travailler en famille ?
Régis. J’étais déjà dans la vente... À l’époque, mon père faisait les chantiers dans la journée et le commercial le soir. Pour se décharger il m’a proposé un poste de commercial et de suivi technique. Après deux ou trois ans d’apprentissage du métier, il m’a vraiment fait confiance.
L’heure est donc à la transmission ?
Daniel. Pas tout à fait... Je suis encore jeune. Mais je ne veux pas me poser la question à 60 ans : une transmission, ça se prépare ! On a galéré pour l’avoir cette entreprise, alors on ne la transmettra pas à quelqu’un en qui on ne fait pas confiance. Même si c’était notre fils.
Comment avez-vous découvert l’Ecole des Managers ?
Daniel. Je fais partie de l’EBC (Chefs d’entreprise du bassin de Challans) où j’ai rencontré Odette Seguin. Elle nous a parlé de la nouvelle école et je me suis dit que c’était l’idéal pour préparer la transmission. Les entreprises n’ont rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a 30 ans. Cette année, on a bien vu la différence avec tout ce que Régis a appris et mis en place.
Pouvez-vous nous parler de ces nouveautés ?
Régis. C’est vrai que cette année, j’ai rapporté plusieurs innovations de l’Ecole des Managers. Par exemple, j’ai informatisé la partie devis. C’est un gain de temps énorme car tout le monde peut consulter tous les devis. On a d’ailleurs formé les hôtesses d’accueil pour qu’elles fassent elles-mêmes le suivi des clients grâce à ces fichiers informatiques. Elles s’impliquent davantage dans le suivi des affaires. On a également responsabilisé les poseurs en leur donnant toutes les tâches qu’ils doivent effectuer chaque semaine... Du coup, ils s’organisent eux-mêmes. Pour la première fois cette année, on a aussi mis en place une enquête de satisfaction pour avoir un retour de nos clients sur notre travail... Je sens vraiment que je n’ai plus la tête dans le guidon. Pour moi cette année charnière m’a aussi permis de revoir les classiques : management, stratégie, droit, communication, comptabilité... L’important ce n’est pas de devenir comptable mais de pouvoir comprendre et travailler avec le comptable. Aujourd’hui, je m’en sens capable.