
“Avant, on se chauffait au bois bûche. Ça nous demandait beaucoup d'énergie, et la scie circulaire pour couper le bois était dangereuse”. Propriétaire d'une exploitation de quatre-vingt-douze hectares où les haies bocagères sont omni présentes, Dominique Briffaud a alors cherché avec ses voisins un moyen de continuer à avoir des haies propres et rentables à la fois... “On s'est orienté vers une chaudière à bois déchiqueté en 2001. En se basant sur le prix du fioul à l'époque, et grâce aux aides de l'Etat pour les installations non polluantes, on avait calculé que l'on aurait un retour sur investissement en sept ans. Évidemment, avec la flambée du prix des énergies, on a finalement rentabilisé notre installation beaucoup plus vite”.
Tout automatique
Et combien ça coûte pour l'utilisation ? Un peu d'huile de coude huit jours par an et la location d'une déchiqueteuse... “En début d'année, on fait l'entretien de toutes nos haies et nos bosquets. Ca nous donne beaucoup de bois que l'on déchiquette au fur et à mesure. On stocke l'ensemble à l'abri dans un grand hangar pour que le bois sèche et fermente. On ne l'utilise que l'hiver suivant”. La chaudière, qui chauffe l'eau de chauffage et l'eau sanitaire pour quatre maisons, est ensuite entièrement automatique : une vis sans fin fait avancer les copeaux dans le foyer en fonction des besoins. “Il y a beaucoup d'avantages : la température des pièces est constante, toutes les calories du bois sont utilisées, toute la biomasse de la haie aussi car même les plus petites branches sont déchiquetées et brûlées”. Après cinq ans d'expérimentation, les membres du collectif de Breuil-Barret sont unanimes : “Dans des villages ou des hameaux, ce mode de chauffage est idéal...”