L’eau en Vendée

Le nord-ouest de la Vendée n’est pas à l’abri d’une pénurie d’eau.
À l’issue d’un hiver sec, suivi d’une saison estivale caniculaire, l’automne pourrait trouver les Vendéens de la partie nord du littoral en manque d’eau. Pour pallier cette éventualité, le Conseil général et Vendée Eau explorent toutes les solutions et défendent un projet de barrage sur l’Auzance.
En 2025, il faudra pouvoir distribuer chaque année en Vendée près de 45 millions de mètres cubes d’eau potable, soit près de dix millions de plus qu’aujourd’hui. Les économies d’eau permettant de réduire d’1/3 la consommation supplémentaire. Les ressources du département sont tout juste suffisantes actuellement sur certains secteurs. L’eau pourrait en effet venir à manquer sur le littoral, dans le nord ouest du département en cas de sécheresse hivernale suivie d’un été chaud. « Récemment, par deux fois, nous avons frôlé la pénurie. En 2005, en raison d’un déficit de pluies hivernales. En 2003, en raison de la canicule, qui s’est matérialisée par une forte hausse des consommations », se souvient Bernard Laubies, directeur de Vendée Eau.
De nouvelles solutions
Vendée Eau est un syndicat qui regroupe l’ensemble des communes du département, à l’exception de six. Il est chargé de gérer la ressource en eau sur le territoire. C’est lui qui recherche notamment de nouvelles solutions, en partenariat avec le Conseil général. Dans ce cadre, il a mené une campagne de forages à travers le département. Achevée en 2007, cette opération a permis de révéler un potentiel de 1,3 million de mètres cubes supplémentaires. De nouvelles opérations de ce type vont être conduites.
La Vendée est assise sur un socle essentiellement granitique et schisteux. Son sous-sol recèle donc très peu d’eau, à quelques rares exceptions près. Ses rivières connaissent un régime torrentiel, qui varie au gré des saisons. Ses réserves sont donc essentiellement constituées du stockage des eaux de pluies hivernales. « C’est pour cette raison que nos ressources sont pour l’essentiel tirées des barrages de surface », explique M.Laubies.
Un barrage sur l’Auzance
Face au risque de pénurie sur le littoral, le Département et Vendée Eau ont d’ores et déjà choisi une solution : un nouveau barrage sur l’Auzance, entre Vairé et Saint-Mathurin. Ce projet, qui procurera une réserve de 8 millions de mètres cubes d’eau, est bien avancé. Il ne lui manque que quelques validations administratives, qui achoppent sur des réglementations bruxelloises. Bernard Laubies conserve pourtant bon espoir de voir aboutir les démarches en cours.
Les autres solutions évoquées sont pour lors plus coûteuses et ne présentent pas de garanties. Le pompage en Loire, au niveau d’Ancenis (entre Nantes et Angers), ne nécessiterait pas moins d’une centaine de kilomètres de canalisations. L’approvisionnement à partir de l’eau souterraine du Sud Vendée exige