En reportage avec un Journaliste Reporter d’Images

Ils sont neuf à TV Vendée à arpenter le département chaque jour pour que le téléspectateur passe plus de temps devant la Vendée via le petit écran. Les JRI (Journalistes Reporter d’Images) maîtrisent trois métiers en un : cameraman, journaliste et preneur de sons.
« Il n’y a pas vraiment de journée type, explique Éric Courtois, JRI à TV Vendée, en préparant son matériel avant de filer en reportage. »
Il est 15h30. Éric, affublé de sa « tonne » de matériel, est fin prêt pour un nouveau reportage. Aujourd’hui, il a rendez-vous à 16 heures à la sortie de La Roche-sur-Yon, sur le chantier du futur magasin Gamm Vert. « Il faut toujours prévoir une marge de temps, précise-t-il. Le lieu d’un rendez-vous peut se transformer en mini jeu de piste pour le journaliste. »
Une demi-heure plus tard, la caméra fixée sur un pied attend qu’Éric ait fini les derniers réglages. Il ne lui reste plus qu’à brancher le micro pour la prise de son et à mettre ses oreillettes. Les interviewés, un peu tendus, attendent le top départ.
« C’est vrai, vous êtes pressés ?, dit-il à un des interviewés tout en peaufinant ses derniers branchements. C’est bon, on va pouvoir y aller. Vous me regardez un peu plus vers ici, ok ? Allez, c’est parti, ça tourne. » À peine dix minutes plus tard, les deux interviews sont dans la boîte.
« Je vais faire quelques prises de vue générale du chantier avant de partir, précise-t-il. Ces plans de coupe vont me servir à illustrer leurs propos pendant mon reportage. Il faut toujours se dire qu’un spectateur qui arrive sur un sujet en cours doit pouvoir comprendre de quoi il s’agit rien qu’en regardant les images. »
Il est déjà 16h45 lorsqu’Éric franchit la porte des locaux de TV Vendée. Maintenant, place au montage. « Changement de programme, je vais devoir reporter mon travail de montage à plus tard, explique-t-il quelques minutes plus tard. Je suis attendu sur le plateau d’enregistrement. Mon expérience de cameraman plateau me sert à être aux commandes d’une des caméras pendant l’enregistrement de la quotidienne. On dit dans le métier que je suis sur ma mobylette parce que le petit siège et les deux poignées donnent vraiment cette impression ! »
16h59 : silence sur le plateau. Quatre, trois, deux, un : le générique de La Grande Émission est lancé.