Le premier conservatoire français de races équines

Le conservatoire de races équines de la Vendée est né l’été dernier. Il est la conséquence des succès remportés par le département pour la qualité de ses chevaux. En effet, la Vendée est au troisième rang des départements français dans la production de chevaux de sport.
« Et pourtant, nous ne faisons pas de l’élevage industriel, précise Jean-Christophe Dupuy, directeur du Haras de la Vendée. L’élevage de chevaux vendéens est artisanal et très extensif. C’est pourquoi nous comptons bientôt créer un label “cheval de sport de terroir vendéen” ».
Les perspectives sont nombreuses pour ce nouveau conservatoire de la race équine : la création d’un institut de formation aux métiers du spectacle équestre pour la rentrée prochaine, suivie de l’achat pour 2009 de chevaux d’origine étrangère.
S’il existe aujourd’hui plus d’une trentaine de races équines dans le département, cinq grandes races historiques se distinguent. L’histoire remonte au XVIe siècle, au baudet du Poitou (1), une race d’âne aux origines incertaines, utile pour les croisements, notamment avec une autre grande race vendéenne, le trait mulassier (2).
Ce dernier d’origine hollandaise, importé en Vendée au XVIIe siècle pour l’assèchement du marais poitevin, est connu pour sa forte capacité de traction. Associé au baudet, il sert aussi à produire une mule, la troisième race historique. Cette mule a l’avantage d’être facile à éduquer tout en conservant les caractéristiques du cheval.
À la fin du XVIIIe siècle, une nouvelle race apparaît, le demi-sang vendéen, qui répond alors au besoin des armées. Son succès est garanti jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Il se reconvertit par la suite en cheval de sport.
La dernière race, le cob (3), apparaît à la fin du XIXe siècle. Cet intermédiaire entre le cheval de trait et le cheval de sang est à destination des particuliers : il peut, soit être monté en selle, soit tracter une voiture. La préservation de ces cinq races, l’un des enjeux du conservatoire, permettra d’assurer la diversité génétique.