De course, de sport, de trait, des chevaux bien nés

Troisième département producteur de chevaux, le terroir vendéen a donné naissance à 625 chevaux en 2007.
L’élevage vendéen se divise en trois catégories, les chevaux de course (courses de paris), les chevaux de sport et les chevaux de traits.
« L’élevage du cheval de course est une véritable passion. Passion que j’ai héritée de mon père et que j’ai transmise à mes deux fils, explique Jean Raffin, propriétaire, éleveur et entraîneur de chevaux de course à Challans. Comme 80 % des chevaux issus du terroir vendéen, mes chevaux sont des trotteurs ». C’est-à-dire qu’ils sont destinés à courir des courses de trot, à la différence des galopeurs, qui eux courent sur des concours d’obstacle ou galopent.
Un cheval est un athlète
« Pour faire d’un cheval de course le meilleur athlète possible, il faut être à son écoute. Tenir compte de son caractère, de ses sautes d’humeur. Il peut être volontaire, paresseux, nonchalant, autoritaire. C’est à l’entraîneur de déceler son talent et de le tirer vers le haut. »
Le cheval de sport vendéen
De son côté la filière de l’élevage des chevaux de sport se bat pour faire reconnaître la spécificité de l’élevage vendéen.
« Aujourd’hui, nous travaillons pour faire reconnaître la qualité de nos chevaux, explique Philippe Poiraud, président de l’Acs Vendéen. Qualité de notre terroir qui leur permet d’acquérir une solide force physique. Mais aussi qualité de leur génétique, issue du travail d’un siècle et demi d’éleveurs vendéens, qui fait naître dans nos élevages les meilleurs chevaux du moment. Parmi les cinq derniers champions de France, trois étaient vendéens. »
Souches maternelles vendéennes
En règle générale les éleveurs conservent les poulinières (les mères) de souche vendéenne qu’ils croisent avec des étalons issus d’élevages du monde entier.
« J’ai dans mon élevage des juments dont je connais les arrières et arrières-arrières grands-mères, ajoute Philippe Poiraud. Je connais sur le bout des doigts les qualités et défauts de leurs familles. Ce qui me permet de les croiser avec des étalons les plus complémentaires. »
De leur côté, le trait mulassier, originaire du marais poitevin et le cob normand, originaire du marais breton font partie des neuf races de trait historiques, sur le point d’être classées au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui 25 % de la production du cob normand est vendéenne.