Un caractère de… cochon

Avec sa hure menaçante, son petit œil noir, ses défenses retroussées, son poil noir et rêche et une allure massive, le sanglier excite les imaginations.
Les peuples celtes en avaient fait un emblème de force, d’endurance et d’intelligence.
C’est effectivement un animal complexe, endurant et qui s’adapte parfaitement à son environnement.
À l’issue de trois mois, trois semaines et trois jours de gestation, la laie, la femelle du sanglier, peut donner naissance à de 2 à 12 marcassins chaque année. Les petits grandissent au sein de la compagnie, constituée de jeunes et de femelles. Les mâles les plus âgés quittent le groupe au bout d’un à deux ans. Les vieux mâles vivent en solitaire et se rapprochent des femelles à l’époque du rut entre octobre et février.
Le sus scrofa, nom latin et savant de l’espèce, est omnivore, à l’image du cochon domestique son cousin. Il se nourrit de baies et de fruits, en particulier de glands. Avec sa hure, il retourne la terre pour en extraire des vers et autres insectes.
Afin de réguler la température de son corps et pour se débarrasser des parasites, le sanglier doit régulièrement se vautrer dans des souilles, des trous d’eau boueuse qui lui sont donc indispensables. Autant qu’un épais couvert végétal, l’eau lui est extrêmement précieuse.
Son habitat naturel est constitué de bois et de landes, mais il a su s’adapter au nouveau biotope que constituent pour lui les forêts de maïs.