Un trésor à protéger

Que ce soit en Vendée, en Asie ou aux quatre coins des mers et des océans, la vie de tous ces animaux marins dépend de la qualité des eaux dans lesquelles ils vivent et du comportement des hommes.
« Océans », tout en dévoilant la beauté et la grâce de la vie des habitants des mers, montre du doigt leur vulnérabilité.
Avec une grâce infinie, des baleines à bosse accomplissent l’une des chorégraphies d’“Océans”. L’une d’elles remonte vers la surface. Une détonation retentit. Un harpon la frappe en pleine tête.
« On n’a jamais tant découvert, on n’a jamais tant agressé qu’aujourd’hui, explique Jacques Perrin. La trace du génie humain souille rivages et profondeurs. L’exploitation systématique et irraisonnée des océans allonge le cortège funèbre des animaux disparus. Aucun animal ne se dressera pour sa survie. Les cris des espèces menacées resteront inaudibles. »
« Ce patrimoine, nous en sommes responsables, renchérit Michel Dupont. Sa richesse ne doit pas nous cacher sa fragilité. Pollutions terrestres et marines sont liées. L’existence des espèces sous-marines qui vivent le long de nos côtes dépend de la qualité de l’eau douce qui s’y déverse. De la préservation de notre littoral dépend la préservation de notre patrimoine maritime. Aujourd’hui, plus de 75% des côtes vendéennes, soit plus de 170 km, sont constituées d’espaces naturels, forêts, dunes, falaises et marais. Nous nous devons de les protéger.
Dans cette optique, nous avons lancé depuis 2002 les contrats environnements littoraux. Par ce biais, nous soutenons et encourageons les communes littorales à préserver leur patrimoine naturel. À ce jour, 28 communes se sont engagées dans cette démarche. Elles ont pris conscience de l’importance de la préservation de leur patrimoine naturel. Nous devons les encourager à agir dans ce sens. »