
Pourquoi y a-t-il eu tant d’années de tournage, quatre ans au total ?
Les difficultés de réalisation se situent à des niveaux très différents.
Il a fallu 3 ans pour trouver les conditions nécessaires au tournage de la tempête. Et pour de nombreuses scènes naturalistes, il a fallu plusieurs expéditions successives avant d’obtenir les images souhaitées (Afrique du Sud, Polynésie, Arctique, etc…)
Aucune scène n’a été facile à réaliser.
Avez-vous été surpris, touché, ému par la beauté de scènes filmées, lesquelles plus particulièrement ?
Nous voulions exprimer la grâce de l’océan, la raie manta s’est imposée, 5 tonnes d’élégance qui planent avec la précision de l’hirondelle et la majesté de l’albatros. La tendresse de l’océan ? Aucun animal marin mieux qu’une mère morse, enlaçant son nouveau-né comme une Madone, n’exprime la charge émotionnelle de la maternité…
Raconter le moment incroyable où, pour la première fois, les créatures de l’océan se sont risquées sur la terre ferme ? Nous avons choisi les limules qui n’ont pas changé depuis 400 millions d’années, mais également l’iguane marin, qui est un animal très moderne, mais dont la morphologie évoque les dinosaures et les dragons.
C’est ainsi que, peu à peu, avec l’aide des scientifiques, nous avons constitué notre bestiaire.
Quel message un film comme “Océans” peut apporter à un département littoral comme celui de la Vendée ?
Comme tous les départements du littoral, un encouragement à préserver les rivages et les plages de toute nuisance (algues vertes) et les mesures à prendre pour réglementer les pêches intensives en haute mer.