Conseil départemental de la Vendée

Fabrice Amedeo, une nouvelle page à écrire

Publié le 05/10/2020 à 12:39
Modifié le 05/10/2020 à 16:28

A comme Amedeo Fabrice. Journaliste ou skipper ? Les deux mon capitaine ! Avec un diplôme de philosophie et Science Po en poche, Fabrice Amedeo suit une voie toute tracée au quotidien Le Figaro. Journaliste-auteur, un métier prenant qu’il poursuit à travers des enquêtes, des articles et des livres. Puis il se rapproche de la voile et délaisse peu à peu ses écrits pour assouvir sa passion pour le grand large. Une passion qui remonte à l’enfance lorsqu’il embarquait avec son père pour tirer des bords sur le bateau familial. En 2008, le journaliste-voileux fait un premier écart : il pose 6 mois sabbatiques pour s’essayer sur la Transat AG2R. Une réussite. En 2010, c’est la route du Rhum puis la Transat Jacques Vabre en 2013. Des courses de renom et des places d’honneur qui le confortent dans son changement d’orientation : cap vers la course au large. 

Virement de bord en 2015 

Fabrice Amedeo se teste mais ce n’est qu’en 2015 qu’il plonge définitivement dans le grand bain pour devenir skipper professionnel. Une évolution qu’il concrétise avec un projet phare : une première participation au Vendée Globe 2016-2017. « J’avais l’enthousiasme de l’ancien journaliste que j’étais, de vivre ce rêve de se confronter aux meilleurs marins et de partir autour du monde ! », raconte-t-il. Fabrice Amedeo rentre aux Sables d’Olonne le sourire aux lèvres. Il boucle son premier tour du monde à la voile en solitaire, sans assistance et sans escale à la 11e place en 103 jours. Une belle perf’ pour un bizuth. 

Ambitions sportives et environnementales 

Pour sa deuxième participation, il bénéficie d’un bateau à foils. De quoi viser le haut de la vague des favoris ? « Une 2e c’est un grand privilège, savoure-t-il.J’ai un bateau d’avant-dernière génération qui peut me permettre de faire un joli tour du monde et le jeu des abandons faisant, peut-être une jolie place… » Mais le skipper de Newrest-Art & Fenêtres nourrit d’autres ambitions plus profondes.« Je veux partager mon aventure. L’ancien journaliste que j’étais n’est jamais bien loin et j’ai aussi une ambition océanographique, avoue-t-il. J’embarque deux capteurs pour analyser la salinité, la température en surface et la présence de microplastiques. » De quoi écrire de belles pages sur les océans qu’il aime tant et qu’il se prépare de nouveau à affronter. 

Suite de notre série demain avec le portrait de Pip Hare, une des 6 femmes-skippers engagées pour cette édition 2020-2021. 

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