Conseil départemental de la Vendée

50 ans au service du Tour de Vendée

Publié le 26/09/2022 à 14:13

Guy Calandreau est bénévole pour le Tour de Vendée depuis la première édition. Longtemps vice-président de l’événement, c’est toute l’histoire de cette course cycliste qui résonne à travers sa mémoire de passionné. À quelques jours d’une édition anniversaire, il revient sur 50 ans d’une épreuve qui a bien évolué au fil des décennies. 

Comment a débuté votre histoire avec le Tour de Vendée ? 

J’ai débuté comme chauffeur de caravane en 1972, pour l’entreprise pour laquelle je travaillais. Au bout de 3 ans, on a créé Les Amis du Tour de Vendée, dans l’objectif de promouvoir l’événement et vendre des objets publicitaires sur la course. En 1978, je suis rentré dans le bureau, avec Maurice Martineau comme président. Deux ans plus tard, je suis devenu vice-président, jusqu’en 2018. Aujourd’hui j’occupe des fonctions qui me prennent moins de temps, mais mon fils, qui a baigné dedans depuis tout petit, est l’actuel président.  

Quelles sont les images qui vous reviennent en tête ? 

En 50 ans, on a eu de nombreuses anecdotes, en particulier lors des montages. Je me souviens d’une année, c’était en 1986, nous avions prévu un passage à gué au Frilo à Saint-Hilaire-le-Vouhis. Malheureusement il avait plu toute la semaine. Il y avait 60 centimètres d’eau, impossible d’y faire passer les coureurs. Alors, on a créé un pont ! En 4 jours ! 

Une autre année, c’était à l’époque où la course était encore réservée aux amateurs, nous avions prévu un passage sur le Gois. C’était peu de temps après l’instauration des changements d’heure en France. Nous n’avions pas anticipé le passage à l’heure d’hiver dans la nuit et l’impact sur l’horaire des marées… On a dû faire patienter les coureurs durant 45 minutes. Quand ils sont passé, il y avait encore de l’eau. 

Ce sont des choses qui n’arriveraient plus aujourd’hui ? 

Non, on a commencé avec des courses amateurs sur deux, puis trois jours, puis on a lancé la course professionnelle en 1980. Au départ, c’était " à la Vendéenne ", on se débrouillait. On terminait à 22h le soir on reprenait tous à 7h le lendemain matin, pendant plusieurs jours. Mais avec le temps et vu l’ampleur qu’a pris l’événement, on s’est professionnalisé, c’est carré aujourd’hui, chacun a sa place et sait ce qu’il a à faire. On a plus le droit à l’erreur, ne serait-ce que pour la sécurité des coureurs. C’est surtout l’arrivée de la télé qui a apporté une autre notoriété à la course.  

Sur un point de vue sportif, que retenez-vous de ces 50 ans de Tour de Vendée ? 

S’il y avait un vainqueur à retenir c’est celui qui a réalisé l’exploit de le gagner 4 fois, Jaan Kirsipuu. Je retiens aussi la victoire de Jean-René Bernaudeau. Bien sûr, on aurait tous aimé que Thomas Voeckler gagne sur ses terres vendéennes. En tout cas les coureurs on parfois dû faire preuve d’une forte capacité d’adaptation car certaines éditions étaient vraiment difficiles. C’est le cas des années où on est parti du littoral avec un fort vent de face, ou d’une année où le peloton a dû affronter un orage de grêle sur les hauteurs de Saint-Michel-Mont-Mercure.  

Vous avez passé 50 ans au service du Tour de Vendée, ça va continuer ? 

C’est notre vie le Tour de Vendée, surtout quand on y passe 50 ans. Aujourd’hui j’ai un peu levé le pied, je m’occupe de la mise en place de la télévision. Tant que je peux le faire je continue car j’ai toujours aimé le bénévolat. J’ai, par exemple, été président d’un club cycliste à Chantonnay. C’est une distraction, mais c’est aussi important du coté social.  

Le Tour de Vendée 2022, c'est le dimanche 2 octobre.  

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