Conseil départemental de la Vendée

Dernier du Vendée Globe, Ari Huusela "victorieux d'avoir fini"

Publié le 05/03/2021 à 14:29

Ari Huusela, dernier marin en mer, a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe après 116 jours de course. La boucle est bouclée.   

« Je suis victorieux du fait d’avoir réussi à finir ! » 36 jours après Charlie Dalin, premier à passer la bouée Nouch Sud, Ari Huusela a mis un point final à cette 9e édition. Premier Finlandais au départ, ce marin amateur, pilote de ligne au quotidien, a marqué à sa manière l’histoire de ce Vendée Globe. « Je suis tellement touché d’avoir réussi à réaliser quelque chose d’aussi grand. Cela fait 4 ans que je me couche tous les soirs en me demandant si je serai capable de finir la course. Ensuite, quand j’ai débuté la course, je me demandais tous les jours quand cela allait s’arrêter ». L’aventure a donc pris fin ce vendredi 5 mars à 8 h 35 pour Ari Huusela, 25e de ce Vendée Globe. 

« Je pensais que les marins étaient des extraterrestres » 

« Je suis venu ici pour la première fois pour l’édition 1996. Je pensais que les marins étaient des extraterrestres… Mais je viens d’y arriver et je suis humain. » Ari Huusela a pris le temps de poser le pied à terre en s’accrochant à son bateau pour vérifier que ce qu’il venait de réaliser était réel. « J’ai parcouru tout ce long chemin depuis 25 ans pour en arriver là, sur ce ponton ». Un périple qui l’a poussé à mettre toutes ses économies dans l’achat de son Imoca pour prendre le départ tant convoité. 

Ari Huusela pris par l'émotion

Le 25e du Vendée Globe n’a donc pas pu retenir ses larmes, lui qui a pris la place de ceux qu’il acclamait à l’époque. « J’ai vu la foule qui était présente à chaque fois et je suis heureux aujourd’hui qu’elle ait été là pour moi. Les gens célèbrent vraiment les marins ici. Je remercie tous les Vendéens pour cet accueil. Déjà quand j’ai vu apparaître les deux premiers semi-rigides puis une vingtaine de bateaux c’était très émouvant. C’est un moment qui restera gravé dans ma mémoire pour le reste de ma vie ». 

« J’ai eu très peur » 

Le Vendée Globe bouleverse, passionne et mène à la folie. « C’est difficile d’être seul pendant 116 jours, surtout sur un bateau comme celui-ci et de le garder en un morceau. J’ai dû prendre soin du bateau et de moi aussi bien sûr », rappelle le Finlandais. Pendant plus de 4 mois, Ari Huusela a vécu un rêve éveillé. « J’ai apprécié la course. Je me suis fixé une routine, je n’avais pas de pression sur un objectif précis donc j’ai pu profiter de chaque jour ». Un bonheur qui n’a pas échappé à quelques frayeurs : « Le premier front après le départ a été très compliqué. Le bateau a chaviré et le mât a touché l’eau. Mais j’ai réussi à m’en sortir et trouver des solutions comme font tous les skippeurs sur un Imoca ». C’était aussi l’occasion pour lui d’affronter pour la première fois « le film d’horreur des mers du sud » : « Au large du cap Horn j’ai eu très peur. Je n’avais jamais vu une mer autant déchainée. »   

Après 116 jours d’efforts et de plaisir, Ari Huusela vient d’écrire une nouvelle page d’histoire du Vendée Globe et referme par la même occasion le neuvième chapitre. 

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