
Éric Raffin à l'Hippodrome de la Malbrande aux Sables-d'Olonne
À bientôt 44 ans, le Vendéen Éric Raffin règne toujours sur le trot français

Éric Raffin à l'Hippodrome de la Malbrande aux Sables-d'Olonne
À bientôt 44 ans, le jockey et driver vendéen Éric Raffin confirme son statut et s’impose comme l’une des références incontestées du trot français.
Vers un 7ᵉ Sulky d'or ?
Déjà quintuple lauréat de l’Étrier d’or (2006, 2007, 2011, 2015 et 2016), qui récompense le jockey ayant remporté le plus de courses de trot monté en France sur une saison, le Vendéen a également décroché le Sulky d’or six années de suite (2019 à 2024), distinction attribuée au cavalier le plus victorieux au trot attelé.
Et à ce rythme, rien ne semble pouvoir l’empêcher d’aller chercher un septième sacre consécutif !
« Depuis le début de l’année, j’ai remporté au moins une victoire avec 100 entraîneurs différents. C’est une vraie fierté ! »

2025, une année grandiose pour Éric Raffin
Après une saison 2024 marquée par sa victoire lors de l’Elitlopett, le « Grand Prix d’Amérique version suédoise », Éric Raffin continue d’affoler les compteurs.
L'année d'Éric Raffin est exemplaire : 260 victoires (224 pour le trot attelé et 36 pour le trot monté, compteur arrêté au 16 octobre), un succès retentissant lors de sa 4ème victoire de la plus prestigieuse épreuve du trot monté du Prix de Cornulier, ainsi qu'un impressionnant mois d’août à 32 succès…
Le natif de Challans compte désormais une confortable avance sur ses poursuivants directs !

Une belle et longue carrière
Un rythme qui n’a rien de surprenant pour celui qui n’a cessé d’empiler les records (349 victoires en 2021, record absolu devant la légende Jean-Michel Bazire) et qui compte désormais 5 321 succès depuis son entrée chez les professionnels au début des années 2000. « Parmi mes plus belles victoires, il y a forcément la première mais aussi celle en Suède l’année dernière et le Prix de Cornulier cette année comme on savoure plus en vieillissant (rire), sans oublier celle de mon fils en juillet dernier ! »
Et quand on lui parle de la suite, la réponse d’Éric Raffin est limpide. « Battre mon record ? Ce n’est pas quelque chose qui m’obsède mais on m’en parle très souvent donc je l’ai forcément dans un coin de ma tête. De toute façon pour être numéro 1, il faut vivre pour ça et j’ai la chance d’être bien entouré. »
Une histoire de famille vendéenne
« Mon grand-père était dans le métier et mon père a été mon premier entraîneur. Ma femme a la même passion et mon fils est mon premier supporter, donc tous les ingrédients sont réunis pour réussir ! », déclare le vendéen.
D’autant plus que plusieurs courses ont lieu tous les ans en Vendée. « J’adore y revenir, que ce soit pour concourir ou en vacances. Le public est plus chaleureux qu’à Vincennes et j’ai grandi ici. Je suis fier d’être Vendéen. Il y a un savoir-faire qui n’existe nulle part ailleurs et je m’y sens vraiment chez moi. »
Un sentiment qui a pris de l’ampleur, notamment lors de l’inauguration de l’hippodrome de Challans, qui porte son nom : « c’est la grande classe ! J’ai connu cet immense honneur de mon vivant, ça a été un très grand moment. J’étais présent avec toute ma famille. Avec le recul, je peux dire que ça a été un des plus beaux jours de ma vie. »

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