La passion du sport
Publiée le 13 Juin 2026
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La Roche-sur-Yon

Ciryl Gane, ambassadeur vendéen : avant la Maison-Blanche, ses proches témoignent

Avec son combat exceptionnel aux États-Unis, Ciryl Gane s’apprête à marquer l’histoire. Sa famille raconte un champion resté profondément vendéen.

Alors que le combat tant attendu de Ciryl Gane pour tenter d'obtenir une nouvelle ceinture intérimaire des poids lourds approche à grands pas, ses proches se confient et expliquent, à leur façon, le phénomène qui se cache derrière le combattant.

L'enfant de La Roche-sur-Yon

Avant d’être l’une des figures majeures du MMA mondial et véritable porte-drapeau de cette discipline en France, Ciryl Gane a d’abord été un enfant de La Roche-sur-Yon.

Un bon gamin, comme on le surnomme depuis ses débuts, du quartier de La Garenne, élevé dans une famille où le sport occupait une place centrale. 

Il est encore loin, à cette époque, des projecteurs de l’UFC (Ultimate Fighting Championship) où il brillera dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin.

Ciryl doit même son prénom, à l’orthographe si particulière, « à une erreur humaine faite par un agent municipal au moment de déclarer sa naissance à la mairie », comme le rappelle bien volontiers Romain Gane, son père.

Une fierté vendéenne

Ce lien avec la Vendée ne relève d’ailleurs pas seulement de la nostalgie, il reste visible jusque dans sa carrière. Sa ville natale continue d’apparaître sous son nom lors de sa présentation avant ses combats. « Je suis fier d’être un représentant de La Roche-sur-Yon à l’échelle mondiale », explique Ciryl Gane.

Et lorsqu’il a participé au Relais de la Flamme olympique en 2024, « il a choisi de le faire en Vendée plutôt qu’à Paris, alors qu’il en avait la possibilité. Il est vraiment fier d’être Vendéen », confirment son père et sa grande sœur Julie. 

Malgré ses combats planétaires, et la notoriété qui va avec, le lien avec les siens et avec la Vendée demeure intact.

« La Roche-sur-Yon, c’est toute mon enfance »

« Cette ville, c’est toute mon enfance, où se mêlent tout un tas de souvenirs autour de ma famille et de mes amis, mais aussi des écoles et des clubs que j’ai fréquentés. J’y reviens dès que je le peux pour voir mes parents et me ressourcer », confie le combattant aguerri.

« Une partie de son cœur est toujours en Vendée. Il aimerait revenir plus souvent mais, même de loin, il s’intéresse au développement du sport vendéen. Il aimerait que d’autres jeunes réussissent comme lui a pu le faire », ajoute sa sœur.

UFC Freedom 250 : vers une victoire de prestige ?

Le 14 juin, c’est pourtant sur une scène hors norme, à la Maison-Blanche, que le Vendéen tentera de décrocher, face à Alex Pereira, un nouveau titre mondial par intérim, après celui obtenu en 2021 contre Derrick Lewis, faisant de lui le premier Français de l’histoire à remporter une ceinture intérimaire de l’organisation américaine.

Un combat attendu par de très nombreux fans de MMA en France et dans le monde tant il promet un affrontement tendu et violent entre les deux hommes.

« Resté fidèle à ses valeurs et à son territoire d’origine »

« Ciryl n’a pas changé. Il ne se prend pas pour une star. Il est resté humble et très accessible ; il est toujours prêt et volontaire pour une photo ou un autographe. Il a fait souffler un vent de fraîcheur sur l’UFC. » À travers son parcours exceptionnel, Ciryl Gane porte une image forte bien au-delà de l’octogone : celle d’un champion « resté fidèle à ses valeurs et à son territoire d’origine ». 

De La Roche-sur-Yon aux plus grandes scènes mondiales, il incarne ainsi une réussite qui puise sa force dans le sport, dans la famille et dans cet ancrage vendéen que ses proches décrivent comme indélébile.

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