
La présentation de l'équipe lors des championnats de France de cyclisme sur route aux Herbiers
Comment La Roche-sur-Yon Vendée Cyclisme (RVC) façonne les stars du cyclisme féminin

La présentation de l'équipe lors des championnats de France de cyclisme sur route aux Herbiers
Au La Roche-sur-Yon Vendée Cyclisme, l’ambition sportive ne s’est jamais construite contre l’ADN du club. Au contraire, depuis sa création en 2023, la structure revendique une ligne claire : celle de la formation et de la transmission.
Une filière structurée : du premier coup de pédale au haut niveau
Au RVC, la formation n’est pas un simple slogan, c’est une organisation qui permet de structurer le club.
Le pôle formation concentre les U15, les U17 et les U19, avec une attention portée à la progression sportive, mais aussi à l’épanouissement de chacune. Et la porte s’ouvre bien avant ces catégories ! « On propose une offre complète. On accueille aussi des petites filles de 3 à 12 ans pour les initier au cyclisme », rappelle Delphine Ledoux, directrice sportive de la structure.
L’objectif est simple : donner le goût du vélo, créer des habitudes, transmettre des repères… et permettre, ensuite, de grandir et s'épanouir au sein de la même « maison ».
La naissance d’un prolongement naturel : Vendée Féminine RVC
Cette logique de continuité explique aussi l’évolution du club vers le haut niveau, avec le Vendée Féminine RVC notamment. « Tout est parti de la formation », insiste la directrice sportive.
À mesure que certaines coureuses arrivaient à maturité, une volonté a été formulée : « on a voulu garder les filles qui partaient pour trouver une structure pour évoluer au haut niveau. Certaines ne voulaient pas partir, comme Sarah Pope, malgré de nombreuses propositions. » De là est née la nécessité de structurer une équipe professionnelle, non comme un aboutissement isolé, mais comme un prolongement naturel de la structure existante.
« Tirer tout le monde vers le haut »
La force de La Roche-sur-Yon Vendée Cyclisme, c’est aussi sa manière de penser le collectif sur l’ensemble des catégories.
« On partage les mêmes valeurs avec toutes les filles et, surtout, on cherche à créer du lien entre elles », souligne Delphine Ledoux.
Des temps forts qui rassemblent les filles
Premier rendez-vous clef : le stage de cohésion, début juillet.
« Toutes les filles participent pour faciliter la cohésion de groupe », explique Delphine Ledoux. Un moment structurant, attendu notamment par les plus jeunes qui pourront pédaler avec leurs idoles. « C’est un moment particulièrement attendu par les U15 qui ont envie de courir avec les professionnelles. »
Car cette proximité, au-delà du symbole, nourrit l’envie et la projection. « C’est important de conserver et d’alimenter cette cohésion pour que les filles se tirent vers le haut », insiste la directrice sportive.
Les liens se tissent aussi sur le terrain, au fil de la saison.
« On crée aussi du lien pendant les courses. Les jeunes viennent encourager les plus grandes. » Et bientôt, un autre temps fort permettra de réunir l’ensemble de la structure. « On va bientôt faire la présentation de l’équipe (le 20 février), c’est aussi un moment où on profite d’avoir tout le monde pour créer du lien entre toutes les filles. »
Une manière de rappeler que, dans ce club, l’équipe ne se limite pas à une seule catégorie, mais plutôt à une trajectoire commune.
Les cyclistes professionnelles comme mentors
Au cœur du projet RVC , il y a une idée simple : les plus expérimentées ne sont pas à part, elles servent de repères. « Les filles qui ont le plus de visibilité servent d’exemple aux plus jeunes », observe Delphine Ledoux.
Flavie Boulais illustre ce mentorat à merveille : elle accompagnera bientôt les plus jeunes sur « Les Routes de l’Ouest », une compétition majeure du calendrier féminin. « Ça montre que c’est important qu’il y ait un échange entre les professionnelles et les plus jeunes. » Aussi, « tous les mercredis, Flavie Boulais et Sarah Pope encadrent les U17. Toujours dans le même esprit de transmission. »
Le club propose également une préparation physique générale le mardi, ouverte à toutes (hors U15), pour renforcer l’idée d’un groupe qui avance ensemble.
« Flavie Boulais a commencé en tant que benjamine et c’est désormais une professionnelle aguerrie qui n’hésite pas à prendre de son temps pour distiller des conseils aux plus jeunes pour rendre la pareille » — Delphine Ledoux
Le RVC, « une école de la vie »
Au La Roche-sur-Yon Vendée Cyclisme, les liens se prolongent même lorsque les trajectoires évoluent. « Noémie Abgrall a gardé sa licence. Elle passe nous voir régulièrement. On garde des liens forts avec nos coureuses », illustre Delphine Ledoux.
La formation ici dépasse le cadre strictement sportif. « Les filles grandissent au sein du club et deviennent des femmes », souligne la directrice sportive. « C’est l’école de la vie, ça va au-delà du sport. Les filles grandissent individuellement et collectivement. Le côté humain est aussi important que le sportif ! » Avec une règle non négociable. « On ne laisse personne sur le côté ! »
La Roche-sur-Yon Vendée Cyclisme revendique un modèle où l’élite n’écrase pas la base, mais l’élève. « C’est un cercle vertueux », résume Delphine Ledoux, grâce à des jeunes initiées très tôt, accompagnées dans la durée, inspirées par celles qui sont passées avant elles et qui, à leur tour, reviennent transmettre.
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