
Des jeunes pratiquants avec leur professeur de surf en pleine session sur le littoral vendéen. Crédits : Simon Bourcier
Comment la Vendée est devenue une destination phare du surf

Des jeunes pratiquants avec leur professeur de surf en pleine session sur le littoral vendéen. Crédits : Simon Bourcier
Avec ses 140 kilomètres de côtes, ses 23 écoles de surf, ses neuf clubs et plusieurs spots réputés, la Vendée s'affirme comme l'un des territoires majeurs de la glisse sur la façade atlantique.
La Vendée concentre l'essentiel de la pratique régionale
Des doux clapotis aux vagues plus engagées, la Vendée est un terrain de jeu idéal pour tous les surfeurs.
En Vendée, le surf se pratique toute l’année, mais c’est bien à l’arrivée des beaux jours que les planches se multiplient sur le littoral.
« Dans les Pays de la Loire, toute la pratique du surf, ou presque, est concentrée en Vendée », souligne Jacques Dubois, ancien vice-président de la Ligue de surf des Pays de la Loire, ancien président du Comité départemental de surf et actuel président du Surfing de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

23 écoles et 9 clubs de surf en Vendée
Une dynamique qui se traduit dans les chiffres : environ 2 000 pratiquants de surf sont licenciés dans un club vendéen ! Le surf, c'est aussi une pratique libre très importante, notamment en période estivale où des sportifs de tous niveaux se partagent les différentes plages vendéennes. « On estime que 10 % des pratiquants évoluent dans une structure, contre 90 % en autonomie », précise Vincent Méchineau, trésorier du Comité départemental de surf et pratiquant régulier.
Cette vitalité s’appuie sur un maillage solide, avec 23 écoles et neuf clubs répartis sur le littoral vendéen.
Un maillage solide sur tout le littoral
La Vendée compte plusieurs communes reconnues par le label Ville de surf, parmi lesquelles Longeville-sur-Mer, Les Sables-d’Olonne, Brétignolles-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer. Surtout, le littoral vendéen présente un avantage précieux : sa diversité.
« On a une côte découpée, avec des endroits de repli, des vagues plus molles, mais aussi des zones plus exposées pour de meilleures sensations », explique Vincent Méchineau. Pour les débutants, les plages vendéennes offrent de nombreuses possibilités d’apprentissage encadré. Pour les plus aguerris, certains spots ont acquis une vraie réputation, à l’image de La Sauzaie, à Brétignolles-sur-Mer, ou de Bud Bud, à Longeville-sur-Mer.


Des spots pour tous les niveaux
Au-delà de la pratique de loisir, le surf vendéen s’illustre aussi au plus haut niveau avec plusieurs athlètes reconnus comme Tristan Guilbaud et Emmanuelle Blanchet. Pour autant, la progression passe d’abord par l’apprentissage des bons réflexes. Connaissance du matériel, lecture des conditions, respect des zones de baignade et des priorités à l’eau : la pratique reste très codifiée.
« C’est un peu comme le code de la route. Il faut respecter les règles pour que tout le monde puisse en profiter », rappelle Jacques Dubois, qui conseille aux débutants de se rapprocher d’une structure existante afin de « partir avec une bonne méthode et la tenue adéquate ».
Une culture de la transmission qui se construit aussi avec les plus jeunes, à travers les sections surf du collège Garcie-Ferrande et du lycée Savary-de-Mauléon, avant l’ouverture annoncée d’une nouvelle section à la rentrée 2026 au collège Corentin-Riou de Moutiers-les- Mauxfaits. En Vendée, le surf est donc bien plus qu’une discipline sportive, mais une porte d’entrée vers l’océan, la liberté et le plaisir de glisser, chacun à son niveau.


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