La barge du Débarquement lors d'un coucher de soleil
Associations et bénévolat
Publiée le 24 Septembre 2026
Associations et bénévolat

En Vendée, une barge de la Seconde Guerre mondiale restaurée

Après travaux, la dernière barge de débarquement en Europe, encore capable de naviguer, va devenir un musée flottant.

La barge du Débarquement lors d'un coucher de soleil

Grâce à l'investissement de plusieurs passionnés, la LA-2 est restaurée en Vendée pour retrouver la mer. C'est le dernier témoin naviguant du Débarquement, construite en 1952 sur le modèle des barges utilisées lors de la Seconde Guerre mondiale.

Un monument du patrimoine maritime

Sous la charpente du chantier Pépin et Fils, à Triaize, dort un monument du patrimoine maritime. 

Construite sur le modèle des célèbres Landing craft mechanized (LCM) de la Seconde Guerre mondiale, cette barge est aujourd’hui la seule de ce type encore en état de naviguer en Europe. 

Une singularité qui lui a valu d’être labellisée Bateau d’intérêt patrimonial en 2023. Après avoir servi dans l’armée française, puis assuré le transport de marchandises entre l’île d’Yeu et le continent, la barge semblait promise à une fin discrète.

Une aventure portée par des bénévoles

Le destin de la LA-2 a changé grâce à une poignée de passionnés bien décidés à la sauver.

« On a voulu la sauver avec une bande de copains. Son ancien propriétaire, monsieur Buchoul, nous l’a vendue en 2022 et nous avons créé dans la foulée l’association LCM 6 Higgins boat project qui est basée à Noirmoutier. Elle était en mauvais état, mais pas assez pour nous décourager ! », raconte son président, Jean-Paul Limagne.

Un morceau d'Histoire en chantier

Depuis son retour chez Pépin, après un premier passage en 2005, la coque fait l’objet d’une restauration minutieuse. Les bénévoles de l’association participent aux opérations de décapage, tandis que les équipes du chantier remplacent plusieurs éléments situés sous la ligne de flottaison. 

« C’est très intéressant comme projet et on prend beaucoup de plaisir à s’en occuper. Il faut que tout le monde participe à la préservation du patrimoine maritime », souligne Alexandre Pépin. 

Pour Jean-Paul Limagne, cette aventure n’aurait d’ailleurs jamais été possible sans eux. « Ils sont d’une aide précieuse. Ils font un véritable effort financier et mettent leur hangar à notre disposition. Et on peut aussi compter sur l’entraide vendéenne. Tout le monde a envie d’aider, ça fait chaud au coeur. »

Un musée capable de naviguer

L’objectif dépasse largement la simple restauration. L’association souhaite lui redonner sa vocation première : naviguer. « Notre mission est la sauvegarde, la conservation et le maintien en navigabilité. On veut la voir retrouver son élément, la mer, et les gens pourront la visiter. » 

Déjà présent lors de nombreuses manifestations nautiques avant son entrée au chantier, le navire reprendra sa mission de transmission. « C’est un devoir de mémoire très important. On veut en faire un véritable musée flottant. On a d’ailleurs lancé une collecte de fonds, toujours en cours, avec la Fondation du patrimoine. »

Préserver et faire vivre le patrimoine maritime vendéen

Dans une logique de préservation et de valorisation du patrimoine vendéen, cette restauration permet aussi de faire vivre la mémoire maritime du territoire et de la transmettre au public. 

Après le chantier, l’association espère ainsi voir la barge participer aux grands rendez-vous du patrimoine maritime vendéen, avec un objectif symbolique : qu’elle soit présente en Normandie lors des commémorations du 85e anniversaire du Débarquement en 2029.


Ce patrimoine maritime, le Département de la Vendée contribue lui aussi à le faire vivre, à le préserver et à le valoriser au quotidien.

Comment le Conseil départemental s'engage pour le patrimoine maritime

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