Amaury Guérin à côté de son bateau aux Sables-d'Olonne avant le grand départ de la Mini Transat 2025
La passion du sport
Publiée le 19 Septembre 2025
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La Boulangère Mini Transat 2025 : 4 projets vendéens au départ, la Guadeloupe en ligne de mire

Dimanche 21 septembre 2025, 90 navigateurs s’élanceront des Sables-d’Olonne lors de La Boulangère Mini Transat. Parmi eux, 4 histoires vendéennes !

Amaury Guérin à côté de son bateau aux Sables-d'Olonne avant le grand départ de la Mini Transat 2025

Ils portent haut les couleurs de la Vendée, par leurs racines, leur préparation ou leur port d’attache, et incarnent chacun à leur manière l’audace qu'impose cette transatlantique en solitaire ni assistance !

Quatre trajectoires, une même passion

Qu’ils soient ingénieur, ancienne championne de planche, écologiste convaincu ou miraculé des Açores, ces quatre navigateurs partagent une même soif d’Atlantique et de dépassement. 

Ce 21 septembre 2025, au large des Sables-d’Olonne, leur histoire individuelle s’écrira au cœur d’une aventure collective : celle de la Mini Transat, école mythique de la course au large et véritable tremplin vers les plus grandes épopées océaniques.

La Boulangère Mini Transat, une régate d'exception

À bord des plus petits bateaux du monde de la course au large, les Mini 6.50, les skippers engagés sur cette épreuve devront affronter un parcours de 4 050 milles à travers l’Atlantique, entre la ville des Sables-d’Olonne et Saint-François, en Guadeloupe.

Cette 25e édition de la Boulangère Mini Transat sera toutefois la dernière à partir de la plus célèbre des échancrures vendéennes, rendant cette édition encore plus symbolique pour les skippers et pour le public vendéen.

Des skippers Vendéens au rendez-vous !

Originaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Amaury Guérin (n° 996) s’attaque à un défi bien plus vaste qu’une simple traversée. 

Après avoir mis le cap sur la Guadeloupe et avoir réalisé un semestre d'étude à Montréal dans le cadre de son double diplôme d'ingénieur au sein de l'INSA Rennes, le skipper de 24 ans compte effectuer une deuxième traversée de l'Atlantique en effectuant le retour à la voile, et non en cargo ou en avion, comme vont le faire ses concurrents, afin de réduire son empreinte carbone !


Objectif : démontrer qu’une alternative au transport polluant des bateaux est possible et tenter, l’été prochain, de réaliser un nouveau record du monde de la traversée de l’Atlantique en Mini 6.50 sur un nouveau tronçon entre la Guadeloupe et la France métropolitaine. Sa « boucle transatlantique » est à la fois un engagement écologique et un challenge sportif, nourri par un solide palmarès en courses préparatoires.

« J'ai planifié ce retour dès le début du projet. C'est obligatoire dans ce genre de cas. Je veux allier l'aspect écologique et la performance. Mon engagement a commencé quand j'ai découvert le monde fascinant du plancton, l'infiniment petit qui est infiniment important pour le monde vivant. J'ai d'ailleurs créé le festival du plancton à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Et le sport peut permettre de passer des messages. J'espère que mon action va inspirer d'autres skippers et peut-être même les organisateurs pour avoir des courses circulaires », rappelle Amaury Guérin.

La Bretonne de 25 ans, qui s’entraîne depuis l’automne aux Sables-d’Olonne sous la houlette du Vendéen d'adoption Arnaud Boissières, s’était donné 2027 pour réaliser son rêve. 

Appelée par le skipper sablais, elle a bouclé en quelques mois un projet Mini Transat complet et validé ses qualifications dès sa première saison après un changement de catégorie (initialement prévu avec un bateau de série, elle va finalement concourir avec un bateau prototype).

Ancienne espoir en planche à voile (bronze européen en 2017) avant une blessure à l’épaule, Emma Le Clech (n° 865) vit une reconversion express. Avec son Mini « April Marine », elle veut prendre le temps d’apprendre, mais nourrit déjà de belles ambitions pour les années à venir.

« Arnaud voulait vraiment participer de façon active en transmettant son savoir et son expérience de la course au large. C'est aussi un soutien émotionnel précieux. Il reste très accessible. Et son équipe s'occupe de toute la partie technique donc j'ai un bateau vraiment fiable. Avec April Marine, qui est basée aux Sables-d'Olonne également, on a une équipe de choc. En fait, le projet était déjà monté, ils cherchaient un skipper et je cochais toutes les cases », confirme la jeune navigatrice.

Natif de Brétignolles-sur-Mer et désormais skipper-ingénieur au sein de la DMG MORI Sailing Team Academy, Alexandre Demange (n° 1048) s’avance parmi les favoris chez les bizuths. 

Après deux ans au sein du bureau d’études de l’équipe de l’Imoca de Kojiro Shiraishi, il a enchaîné podiums et victoires en 2024 et 2025 sur le circuit Mini, dont une victoire d’étape sur Les Sables-Les Açores-Les Sables.

Passionné de météo et adepte d’une préparation mentale pointue, il a déjà vécu une frayeur en mer : pris dans un casier de pêche en pleine nuit, il a dû plonger pour libérer son bateau. Un épisode qui a renforcé son humilité et son mental, des atouts précieux pour une transat en solitaire.

« C'est un retour aux sources comme je n'habite plus ici depuis plusieurs années maintenant. C'est génial à vivre, toute ma famille est présente. Je vais me battre pour être aux avant-postes. L'objectif, c'est de ne pas avoir de regrets. J'ai envie de faire honneur à la Vendée, on est quand même dans la capitale de la course au large. Les Sablais sont vraiment passionnés, ça se sent, il y a une émulation qu'on trouve nulle part ailleurs », confie Alexandre Demande tout sourire.

À 24 ans, Matéo Le Calvic (n° 967) a déjà connu la mésaventure que redoutent tous les marins quand ils sont en pleine mer. L’été dernier, lors de la course Les Sables – Les Açores – Les Sables, son Mini a pris feu avant de couler au large des Açores

Sain et sauf, il n’a pas renoncé, bien au contraire. Il a même relancé son projet avec un nouveau bateau basé aux Sables-d’Olonne et a rapidement repris le fil de sa progression, en remportant notamment la course Palma-Melilla. Soutenu par FPFP, il a poursuivi son projet, plus déterminé que jamais, pour être présent à cette 25e édition de La Boulangère Mini Transat, qui marque pour lui un véritable second départ.

La Boulangère Mini Transat : les dates à retenir

Cette 25e édition anniversaire promet en effet d’être aussi intense qu’émouvante, avec 30 femmes au départ et 30 nationalités différentes représentées. La Mini Transat s’appuie notamment sur un savoir-faire reconnu et des partenaires engagés. 

Calendrier de l’édition 2025 :

  • 21 septembre : départ officiel de la course vers Santa Cruz de La Palma (Canaries) - Départ des skippers du ponton à 11h30 ; Coup d’envoi de la première étape à 15h30
  • 25 octobre : deuxième départ vers Saint-François (Guadeloupe)
  • Début novembre : arrivée des skippers attendue aux Antilles
  • 15 novembre : cérémonie de remise des prix à Saint-François

Violette Dorange au rendez-vous de la Mini Transat !


Après être devenue la petite préférée du public lors de la 10e édition du Vendée Globe, Violette Dorange sera la marraine de cette 25e édition de La Boulangère Mini Transat, elle qui a été la plus jeune navigatrice à terminer l'épreuve en 2018 à seulement 18 ans (après avoir fait la traversée de la Manche en Optimist deux ans plus tôt, à 15 ans) !

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