Etang de la Mine (Talmon-Saint-Hilaire)

Environnement biodiversité
Publiée le 29 Août 2025
Environnement biodiversité
Talmont-Saint-Hilaire

Sur le littoral vendéen, d'importants travaux de renaturation à l'étang de la Mine

À Talmont-Saint-Hilaire, l'écosystème de l’étang de la Mine est restauré grâce à la renaturation menée par le Département de la Vendée depuis 2023.

Etang de la Mine (Talmon-Saint-Hilaire)

Depuis plusieurs années, l'étang de la Mine à Talmont-Saint-Hilaire était confronté à de nombreux problèmes : baisse régulière du niveau d’eau, prolifération de cyanobactéries ou encore forte mortalité piscicole.

Un site préservé par le Conseil départemental

Situé au cœur de l’Espace naturel sensible (ENS) du Bois de Bourgenay, l’étang de la Mine couvre une surface de 0,55 ha. Acquis en 1998 par le Département de la Vendée, cet étang était un plan d’eau artificiel issu du détournement d’un ruisseau. 

Face à ces déséquilibres biologiques, la pêche y a été interdite en 2022. Deux études ont ensuite permis d’inventorier la faune et la flore, de mesurer le débit d’eau et d’évaluer l’état des berges. 

Leurs conclusions ont souligné la nécessité de supprimer l’étang artificiel pour restaurer le ruisseau naturel et la zone humide de la Mine. Grâce à l'engagement du Conseil départemental, c'est chose faite !

D'importants travaux de renaturation

Les travaux menés par le Département de la Vendée ont permis de supprimer l’étang artificiel afin de redonner place à un ruisseau.

Les berges ont été remodelées en pente douce et le lit du cours d’eau retravaillé pour former des méandres. Une mare a également été créée afin de diversifier les milieux humides.

Ce projet a été financé avec le soutien du Fonds vert à hauteur de 38 942.28 € correspondant à 80% du cout total éligible de 48 682.85 €

« Ces travaux étaient essentiels pour améliorer la qualité de l’eau et permettre à la biodiversité de retrouver toute sa place sur le site » — Anne Aubin-Sicard, présidente de la commission Climat, biodiversité et espaces naturels sensibles du Département de la Vendée


La nature reprend sa place

Depuis la vidange de l’étang et la réalisation des travaux, la végétation humide recolonise progressivement le site : roseaux, joncs, carex et saules réapparaissent sur le site, favorisant le retour d’une faune spécifique. 

Plusieurs espèces patrimoniales y ont d’ailleurs été observées ces dernières semaines, comme le jonc des chaisiers, le criquet tricolore ou le criquet des dunes !

Un site ouvert à tous

Pour faire découvrir et sensibiliser les promeneurs aux enjeux de la biodiversité, un panneau pédagogique a été installé sur les lieux. 

Parallèlement, le site sera suivi et géré par la communauté de communes Vendée Grand Littoral, notamment grâce à ses écogardes, dont la mission est de veiller à la préservation des milieux, d’assurer une présence régulière sur le terrain et de sensibiliser les promeneurs aux bons gestes pour protéger la biodiversité.

« Permettre aux promeneurs d’être au plus près de la nature, de la toucher du doigt, de la comprendre, c’est le premier pas vers une reconnexion avec notre environnement », souligne Maxence de Rugy, président de la communauté de communes Vendée Grand Littoral.


Le Département, acteur de la préservation des ENS

Le Département de la Vendée fait de la préservation de l’environnement un axe fort de sa politique. À travers la gestion des Espaces Naturels Sensibles (ENS), il protège une mosaïque de paysages naturels qui font la richesse du territoire.

Le Département gère aujourd’hui 3 000 hectares d’Espaces Naturels Sensibles sur plus de 150 sites répartis sur l'ensemble du territoire vendéen. Ces sites sont étudiés, suivis et valorisés par le Département auprès du public pour sensibiliser le plus grand nombre à la protection de l’environnement.

A la fois refuges de biodiversité et accessibles à tous gratuitement, ils offrent de belles balades aux amoureux de la nature et à tous ceux qui souhaitent s’émerveiller et découvrir la faune et la flore vendéenne.

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