Chloé Trespeuch, médaillée d'argent aux JO de Pékin en 2022 - ©CNOSF/KMSP

La passion du sport
Publiée le 22 Janvier 2026
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Chloé Trespeuch : une Vendéenne aux Jeux olympiques d'hiver

À quelques jours des Jeux olympiques d’hiver 2026 (début le 6 février), la snowboardeuse vendéenne Chloé Trespeuch se confie ! Rencontre.

Chloé Trespeuch, médaillée d'argent aux JO de Pékin en 2022 - ©CNOSF/KMSP

Si la Vendée n'a pas fait sa réputation autour des sports d'hiver malgré les importantes chutes de neige de janvier, force est de constater que de prodigieux talents dans le domaine y sont forgés. C'est le cas des deux Vendéennes Chloé Trespeuch et Cloé Ollivier, sélectionnée en short-track.

Le snowboard cross : un sport spectaculaire

C'est dans la discipline du snowbord cross que Chloé Trespeuch s'illustre.

Ce sport spectaculaire se déroule sur un parcours jalonné d’obstacles : bosses, dévers, sauts,… 

Lors d'une compétition, les 32 meilleurs concurrents d’une qualification chronométrée se qualifient et s’affrontent jusqu’aux phases finales. Durant ces phases de finales, les concurrents s’élancent à 4 et les 2 premiers qui franchissent l’arrivée passent au tour suivant et ainsi de suite jusqu’à la finale.

Pour sa 4 participation aux Jeux olympiques d'hiver, cette fois en Italie, la Vendéenne visera une nouvelle fois la médaille, après le bronze décroché en 2014 à Sotchi (Russie) et l’argent en 2022 à Pékin (Chine).

Celle qui a remporté le Globe de cristal en 2024, synonyme de victoire au classement général de la Coupe du monde, est devenue maman l’an dernier. De retour à la compétition cet hiver, elle a signé, le week-end dernier, un double podium lors d’une épreuve de Coupe du monde.

Aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, elle prendra part à l’épreuve individuelle le 13 février. À l’issue de cette journée, les meilleurs Français seront sélectionnés pour l’épreuve mixte du 15 février.

Rencontre avec Chloé Trespeuch

Alors qu'elle prendra part à l'une des courses les plus importantes de sa carrière, la Vendéenne parle de son état d'esprit et de ses liens avec la Vendée.

À quelques jours de JO, comment vous sentez-vous ?

Chloé Trespeuch : « Ce sont mes quatrièmes Jeux, et à chaque fois, j’étais dans un état d’esprit différent. Ce qui est passionnant avec les Jeux olympiques, c’est que beaucoup de choses changent d’une édition à l’autre. Je dirais que ce sont les Jeux de la maturité. Des Jeux un peu particuliers, avec un double défi, puisque j’ai fait une pause maternité l’an dernier. Ma vie personnelle a beaucoup évolué et, forcément, cela a impliqué une reconstruction physique. Je dois désormais gérer la double casquette de maman et d’athlète.

Cela a stimulé ma motivation. Cette pause a cassé ma routine sportive et m’a poussée à mettre en place de nouvelles choses. On peut dire que je suis repartie presque de zéro physiquement. Reconstruire les bases fait aussi du bien, même si ce n’est pas toujours facile, car on repart d’un peu plus loin par rapport au corps d’athlète que l’on a toujours connu. Globalement, ça a été une expérience très positive de vivre les deux. D’autant plus que, l’année précédente, j’avais remporté le Globe de cristal. J’ai donc abordé cette pause maternité avec beaucoup de sérénité, après la plus belle saison de ma carrière.

J’arrive aux Jeux avec beaucoup de motivation, d’envie, mais aussi de sérénité, car j’ai apprécié le chemin parcouru pour en arriver là. J’ai tout mis en œuvre pour me donner le maximum de chances d’aller chercher la médaille d’or. Après, on verra… L’essentiel sera de profiter pleinement de cette journée, de ne rien regretter et de prendre les risques nécessaires pour viser l’or. »


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Chloé Trespeuch lors des JO de Pékin en 2022 - ©CNOSF_KMSP

Les Jeux olympiques font partie des moments forts de votre carrière ?

Chloé Trespeuch : « Les Jeux olympiques rythment une carrière d’athlète. On a le temps de construire sur le long terme entre deux olympiades, d’apprendre de ses victoires comme de ses déceptions, afin d’élaborer une stratégie sur quatre ans et d’arriver aux Jeux avec l’objectif de progresser et de gagner en maturité. En 2014, c’est ma première médaille internationale, mon premier podium international. J’arrivais aux Jeux en outsider et je repars avec une médaille… En 2018, j’arrive favorite et je chute sur la ligne d’arrivée. C’est à partir de là que je me dis qu’il faut vraiment travailler le mental pour mieux gérer les enjeux. En 2022, c’est le fruit de tout ce travail physique et mental mené ces dernières années : j’arrive plus sereine, j’ose tout tenter, et cela me permet de repartir avec la médaille d’argent.

Au-delà des Jeux, le Globe de cristal remporté en 2024 reste un souvenir formidable. Et plus récemment, mes podiums du week-end dernier ont été très importants pour moi, et très émouvants. Jusqu’à la semaine dernière, j’avais encore beaucoup de doutes, notamment sur le timing, sur le fait de savoir si j’allais être prête à temps… »

Quels liens entretenez-vous avec la Vendée ?

Chloé Trespeuch : « Mes parents étaient saisonniers. Chaque année, jusqu’en troisième, je vivais six mois en Vendée, à Saint-Jean-de-Monts, et six mois l’hiver à Val Thorens, avec un changement d’école à chaque fois. Aujourd’hui, mon père habite toujours à Saint-Jean-de-Monts. Alors, dès que je peux, je rentre en Vendée.C’est un lieu où je me ressource, notamment en marchant sur les plages. D’ailleurs, quand j’ai du mal à m’endormir le soir, en compétition, je m’imagine sur cette plage, et cela m’aide vraiment à me relaxer.

La Vendée me repose, me permet de déconnecter du stress du sport de haut niveau, des enjeux, des échéances… C’est une vie à cent à l’heure. C’est là que je vais pour calmer un peu la machine avant de repartir de plus belle. Ce territoire a donc une grande importance dans ma vie. À Saint-Jean-de-Monts, j’essaie aussi de passer du temps avec les écoles pour partager mon expérience olympique et les valeurs du sport. »



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