Une culture vivante
Publiée le 16 Octobre 2025
Une culture vivante

Le saviez-vous ? L'illustrateur de La vache qui rit est Vendéen ! Retour sur ce dessin historique

Son sourire communicatif a marqué des générations de gourmands, mais derrière les yeux rieurs de La vache qui rit se cache le Vendéen Benjamin Rabier.

Créé à l’origine pour décorer les camions transportant de la viande fraîche durant la Première Guerre mondiale (elle est alors baptisée « La Wachkyrie », en référence aux Walkyries), ce personnage jovial est ensuite entré dans la postérité en devenant l’égérie de la célèbre marque de fromage.

Un maître du dessin animalier

Aujourd’hui encore, La vache qui rit permet de mettre en lumière ce brillant illustrateur vendéen !

Né à La Roche-sur-Yon (alors appelée Napoléon-Vendée) en 1864, Benjamin Rabier montre dès son plus jeune âge de grandes prédispositions pour le dessin. Cependant, il enchaîne différents métiers avant de publier ses premiers travaux dans la presse en 1889, à ses 25 ans.

En 1898, le Vendéen édite l’un de ses premiers albums illustrés : Tintin-Lutin, dont le personnage inspirera, trente ans plus tard, le célèbre héros d’Hergé. Le succès grandit, notamment après la publication en 1906 d’un album d’illustrations des Fables de La Fontaine, projet que lui a proposé son ami et éditeur Jules Talandier.

Le père de Gédéon

Progressivement, Benjamin Rabier concentre son travail sur les animaux anthropomorphes, c'est-à-dire à  qui l’on donne une apparence humaine. De grandes marques lui font confiance pour illustrer leurs publicités, telles que le savon Le Chat ou le sel La Baleine.

Après la Première Guerre mondiale, en 1923, il publie le premier tome de Gédéon. Ce canard jaune devient l’un de ses plus grands succès : seize albums paraîtront jusqu’à la fin de sa vie, en 1939. 

Aujourd’hui, le musée de La Roche-sur-Yon dispose d’un important fonds d’œuvres de l’artiste. L’occasion idéale d’en découvrir davantage sur ce célèbre illustrateur

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