
Le club compte plusieurs adhérents en situation de handicap
Le Vendée Sallertaine Boxe, la boxe pour tous

Le club compte plusieurs adhérents en situation de handicap
Les dirigeants du club vendéen ont décidé de mutualiser certains entraînements de boxe en réunissant notamment des personnes en situation de handicap pour un apprentissage partagé.
Un crochet pour combattre la différence
Créé en 2012 par Albert Charron, le Vendée Sallertaine Boxe s’est rapidement forgé une identité singulière : un club sportif où l’inclusion n’est pas qu’un simple concept, mais une pratique quotidienne.
Dès sa création, la section handi-boxe a vu le jour, permettant à des personnes en situation de handicap de partager les mêmes entraînements que les autres licenciés.
Des valeurs fortes et partagées
Avec 139 licenciés lors de la saison 2024-2025, dont 25 % de femmes, le club s’appuie sur une philosophie claire : faire de la boxe un sport accessible à toutes et à tous.
« C’est un club sportif avec des valeurs inclusives. Ici, on ne cherche pas à créer des sections séparées, mais à faire travailler ensemble amateurs, confirmés, hommes, femmes, enfants et personnes en situation de handicap », explique Emmanuel Métay, ancien président et actuel prévôt du club (nom donné aux entraîneurs de boxe).
L’ADN du Vendée Sallertaine boxe repose sur cette mixité. Les entraînements sont conçus pour que chacun s’adapte à son partenaire. « Le mot d’ordre, c’est : "Adaptez-vous !". C’est un apprentissage réciproque qui profite à tout le monde », poursuit-il.

Pratiquée en « assaut éducatif », la discipline repose sur la maîtrise de soi. Ici, il n’est pas question de frapper, mais de toucher. Les gestes sont contrôlés, la puissance adaptée.
De nombreux bénéfices
Cette approche permet aux personnes en situation de handicap de trouver naturellement leur place. « Les ajustements se font sans difficulté, les adhérents sont prévenus et l’adaptation se fait des deux côtés », précise Emmanuel Métay.
Quatre licenciés en situation de handicap participent régulièrement aux entraînements, dont certains depuis plusieurs années. Une séance spécifique, ouverte toutes les deux semaines le mardi, permet de les intégrer pleinement dans le rythme collectif.
« Ils font partie de nos adhérents les plus assidus, ils ne manquent jamais une séance », glisse le prévôt.
Et les bienfaits sont nombreux : confiance en soi, sociabilisation, moral en hausse... « Ces séances deviennent un vrai facilitateur d’échanges, les personnes se côtoient alors qu’elles ne le feraient pas à l’extérieur. On le voit dans les attitudes et les sourires », conclut Emmanuel Métay.
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