Une culture vivante
Publiée le 31 Décembre 2025
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Les Lucs-sur-Boulogne

11 objets rares qui racontent la vie des Vendéens sous l’Occupation

À l’Historial de la Vendée, l’exposition « 39/45, la vie des Vendéens sous l’Occupation » révèle 11 objets emblématiques qui racontent le quotidien des civils pendant la Seconde Guerre mondiale.

En suivant les parcours de vie de Vendéens, l’exposition explore au travers d’une grande richesse de documents, d’objets et de récits, la complexité de cette période.

Sont ainsi mis en lumière l’engagement résolu, les luttes, les drames et les espoirs qui ont façonné l'existence des Vendéens.

11 objets pour comprendre le quotidien sous l’Occupation

Parcourez cette exposition au travers de onze objets emblématiques et découvrez en de nombreux autres, tous aussi riches d'histoire et d'émotion.

Louis Buton a fait le récit de son parcours, de ses actions de résistance à son enfermement en camp. Son caractère optimiste et généreux transparaît au fil des pages de ce cahier, malgré la cruauté qu’il endure au quotidien. Il en a d’ailleurs édité un livre sous le titre Un Vendéen résistant et déporté (Geste éditions).

Ce brassard a appartenu à Pierre Chaquin du maquis de Dompierre R1. La croix de Lorraine a été cousue par la résistante Madeleine Chusseau. Agente de liaison puis cheffe de peloton au maquis R1, elle s’engage comme sergent au 2e bataillon du 93e régiment d’infanterie à la poche de Pornic.

Le général Jean de Lattre de Tassigny, natif de Mouilleron-en-Pareds, est une figure emblématique de la Seconde Guerre mondiale. 

En mai-juin 1940 , il commande la 14e division d’infanterie lors de la bataille de France. Toutefois, à l’issue de l’invasion de la zone sud par l’Allemagne, en novembre 1942, il refuse de se soumettre aux ordres de reddition. Il est alors arrêté, condamné à dix ans de prison, mais parvient à s’évader en septembre 1943 pour rejoindre les forces alliées.

Ce vélo était prêté à Marie Nicoleau qui faisait le trajet entre La Roche-sur-Yon et le maquis de Dompierre en transportant des messages. Ces messages pouvaient être dissimulés à l’intérieur du guidon avec un morceau de fer au bout du message et un aimant. À l’époque, tous les vélos étaient identifiés avec une plaque.

En tant que témoins, le général de Lattre de Tassigny, commandant la 1re Armée française et le général Spaatz, commandant de l’United States Strategic Air Force, doivent signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Mais quand arrive la moment de la signature, ils s’aperçoivent que ni l’un ni l’autre n’ont de stylo !

Le général de Lattre de Tassigny emprunte alors ce stylo à son chef d’état-major, le colonel Demetz. Après la signature, l’officier français doit redemander le stylo au général Spaatz qui pensait pouvoir le garder en souvenir…

Le traumatisme de l’utilisation du gaz durant la Première Guerre mondiale pousse les populations à acquérir les masques recommandés par la défense passive, un ensemble de mesures à appliquer en temps de guerre afin de limiter les risques encourus par la population.

Même après la guerre, la récupération perdure. On réutilise le tissu des parachutes pour coudre des vêtements. En 1944-1945, on ne risquait alors plus de représailles des Allemands.

Cet élément défensif allemand disposé sur les plages constituait un obstacle au possible débarquements des alliés.

Chaque parachutage contient 1,5 à 2,5 tonnes d’armement léger, comme ce pistolet-mitrailleur Sten Mark II. Arme rustique produite en un temps record à plus de deux millions d’exemplaires par la Grande-Bretagne, entre 1942 et 1944, la Sten Mark II est l’arme automatique qui a le plus doté la Résistance : 20 000 ont été parachutées en France.


La carabine M1 est conçues entre 1940 et 1941 aux États-Unis par Winchester. Utilisée par les forces armées américaines, elle est fournie en quantité aux Alliés et à la France libre.

Construite par Citroën, cette voiture emblématique et puissante était utilisée aussi bien par les forces de répression que par les résistants, comme le groupe mobile FTPF « Guy Môcquet ».


Rendez-vous à l'Historial de la Vendée

L’exposition « 39-45, la vie quotidienne des Vendéens sous l’occupation » se tient à l’Historial de la Vendée, (Lucs-sur-Boulogne). Ce site majeur de la mémoire vendéenne, qui présente 7 000 ans d’histoire, propose une muséographie originale, accessible et adaptée à tous les publics, retraçant la Vendée à tous les âges depuis des millénaires.

L’exposition est ouverte du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 21 juin 2026, durant les horaires habituels du musée.

Prix du billet, informations pratiques… Tous les détails sur nossites.vendee.fr.

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