Cloé Ollivier se prépare à vivre ses premiers Jeux olympiques

La passion du sport
Publiée le 28 Janvier 2026
La passion du sport
Montaigu-Vendée

Cloé Ollivier : de grands espoirs pour la Vendéenne aux JO d'hiver

Le 6 février 2026, les Jeux Olympiques d’hiver seront lancés. Cloé Ollivier, sportive attachée à la Vendée, revient sur sa 1ère sélection en équipe de France pour une telle compétition.

Cloé Ollivier se prépare à vivre ses premiers Jeux olympiques

Elle n'est pas née en Vendée mais y est très attachée. Cloé Ollivier pratique le short-track, une discipline de patinage de vitesse impressionnante, dans laquelle elle pourrait bien faire rayonner le territoire.

Une sélection prometteuse

À seulement 21 ans, Cloé Ollivier s’impose d'ailleurs comme l’un des visages les plus prometteurs du short-track français, tout en assurant ses études à côté. 

La Vendéenne d'adoption, née au Canada et licenciée au Cholet Short-track, a décroché en début d’année le titre européen en relais mixte, une première consécration pour la jeune athlète. 

Installée à Bormio, en Italie, depuis deux ans, la Franco-canadienne s’entraîne désormais avec un groupe mêlant patineurs français et italiens et évoluera donc presque à domicile sur la patinoire de Milan. Elle sera alignée sur le relais féminin, avec lequel elle s'est qualifiée sur les quatre manches de Coupe du monde cette saison, et sur deux distances en individuelle : le 1500 m et le 1000 m.


Le week-end dernier, Cloé Ollivier a d'ailleurs pris la 7e place du 1000 m aux championnats d’Europe de Tilbourg (Pays-Bas). Et aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina, Cloé Ollivier sera donc alignée avec le relais féminin le samedi 14 février pour les demi-finales, avant une potentielle finale le mercredi 18 février. Du côté des courses individuelles, la sportive devrait prendre part aux qualifications du 1000 m le samedi 14 février (suite le lundi 16 février) et du 1500 m le vendredi 20 février.

Rencontre avec Cloé Ollivier

Si Cloé Ollivier va connaitre sa première expérience olympique au plus haut niveau, la Franco-canadienne nourrit de grandes ambitions et espère vivre le « rendez-vous d'une vie ». Et malgré sa nouvelle vie en Italie, elle garde un lien précieux avec la Vendée.

Comment as-tu vécu l'annonce de ta sélection pour tes premiers Jeux olympiques ?

Cloé Ollivier : « Je savais que j’avais toutes mes chances. J’ai fait une finale A en World Tour et notre relais féminin s’était qualifié sur les quatre manches de Coupe du monde cette saison. Mais je l'ai vécu comme un soulagement, c'est une forme d'aboutissement. J'arrive avec de l'ambition. Il y a quatre ans, j’étais remplaçante du relais féminin mais il ne s’était finalement pas qualifié pour les Jeux olympiques de Pékin (Chine). C'est incroyable de pouvoir enfin y participer. Je vais en profiter pour découvrir l'ambiance olympique, comme en 2020, quand j'avais représenté l'équipe de France aux Jeux olympiques de la jeunesse, avec une 13e place sur 500 m et une 19e sur le 1 000 m à la clé. »

A quoi est-ce que tu t'attends ?

Cloé Ollivier : « Déjà, j'ai hâte d'y être. Les journées passent lentement en ce moment (rire). Je connais bien la ville de Milan. J'y suis déjà allée comme je m'entraîne en Italie donc je vais peut-être avoir un petit avantage sur certaines concurrentes (rire). Mais j'ai vraiment envie de prendre mon temps pour découvrir toute l'ambiance, de la cérémonie d'ouverture jusqu'à la cérémonie de clôture, en passant par le village olympique et la patinoire. Ça va être incroyable ! J'ai encore un peu de mal à réaliser mais je veux profiter à fond du moment. Je réalise le rêve de la petite fille qui regardait les Jeux olympiques d'hiver de Vancouver en 2010. En fait, j'ai l'impression de vivre un rêve éveillé ! »

Quels sont tes objectifs ?

Cloé Ollivier : « Je sais qu'on peut réaliser de grandes choses avec le relais féminin. On peut surprendre les meilleures nations de la discipline. Il va falloir s'accrocher pour grappiller quelques places et essayer de monter sur le podium. Sur les courses individuelles, je veux surtout engranger de l'expérience au plus haut niveau. Mais l'objectif est clair. On veut décrocher une médaille, avec le relais et en individuel. Je suis contente d'avoir plusieurs jours de courses comme ça je pourrais récupérer et surtout analyser mes différentes courses pour trouver les petites choses à améliorer. »

Quelle est ta forme actuelle ?

Cloé Ollivier : « Je suis en très bonne forme malgré quelques petits soucis lors des championnats d'Europe. J'espère la conserver jusqu'au début de la compétition mais c'est un peu la loterie pour tous les sportifs. Il va falloir être capable de performer très rapidement. C'est ça qui fait la magie des Jeux olympiques. C'est une petite occasion de briller tous les quatre ans. C'est le rendez-vous d'une vie ! C'est surtout la pression qu'il va falloir réussir à gérer pour ne pas se crisper. Même si je commence à avoir un peu l'habitude grâce aux différentes compétitions auxquelles j'ai participé jusqu'à présent, là ça va être encore bien différent mais je me sens prête ! »

Quels liens as-tu avec la Vendée ?

Cloé Ollivier : « Après avoir grandi au Canada, je suis arrivée à Montaigu-Vendée en 2010. J'ai grandi là-bas avec ma famille et j'ai pris ma licence à seulement quelques kilomètres au club de Cholet. J'y suis resté jusqu'à mes 18 ans. Après j'ai dû partir pour m'entrainer dans les meilleures conditions, mais j'ai gardé un lien avec la Vendée. Mes parents y habitent toujours et j'ai encore quelques connaissances dans le coin. Du coup j'y retourne quand même assez souvent. C'est un endroit que j'apprécie particulièrement pour son calme, ça me permet de souffler. Mais cette fois-ci ce sont eux qui vont venir me voir. Il y aura une petite délégation familiale, et amicale, qui sera présente pour m'encourager (rire). »

A lire aussi : Chloé Trespeuch : une Vendéenne aux Jeux olympiques d'hiver

Le short-track : un format ultra-dynamique et spectaculaire

Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 approchent à grands pas (la cérémonie d'ouverture se déroulera le 6 février).

L'une des disciplines les plus impressionnantes est le short track, du patinage de vitesse sur piste courte. Ce sport se distingue immédiatement par son format ultra-dynamique : des courses en peloton où plusieurs athlètes s’élancent simultanément sur une piste ovale de 111 mètres où les tours s'enchaînent à un rythme fou.

D'autres actualités associées