Terre-Neuve 2026
Du 12 au 26 juin 2026, rendez-vous pour le festival de théâtre en plein air Terre-Neuve en Vendée. Une 23ème édition au cœur du patrimoine vendéen.
Du 12 au 26 juin 2026, rendez-vous pour le festival de théâtre en plein air Terre-Neuve en Vendée. Une 23ème édition au cœur du patrimoine vendéen.
Terre-Neuve en Vendée
Après plus de 20 ans, le festival délocalise certaines pièces. Retrouvez, en plus des représentations au Château de Fontenay-le-Comte, des spectacles à Commequiers et à Mouchamps. Des lieux chargés d'Histoire et où le patrimoine offre un cadre exceptionnel.
Découvrez ci-dessous le détail complet des pièces du Festival de Terre-Neuve 2026.
- Genre : Théâtre contemporain (seul en scène)
- Durée : 1h15
- Date : Vendredi 12 juin à 21h
- Lieu : Château de Commequiers
Partez à la rencontre d’Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur français le plus connu au monde …
Résumé
Quand il était enfant, Saint-Exupéry a reçu deux surnoms : Le roi soleil, et Pique-la-lune.
Toute sa vie a été marquée par des oxymores. C’est un aventurier épris de liberté, qui s’épanouit mieux quand il sert une cause plus grande que lui – l’Aéropostale par exemple. C’est un rêveur qui s’accomplit dans l’action. Un solitaire sensible, qui n’est jamais aussi heureux qu’au milieu de ses amis. C’est un penseur impulsif, et un aventurier philosophe. Il a sublimé ses tourments, en volant d’abord, et surtout en écrivant ses chefs d’œuvres qui mêlent des récits poignants et des réflexions très percutantes. Pour lui, l’autre ne nous lèse pas : il nous augmente. Il nous a appris qu’on ne pouvait pas prévoir l’avenir, simplement le permettre. Il est mort pour offrir un avenir libre à la France.
Ce récit célèbre l’amitié, le sens du devoir et l’indicible ; car si l’essentiel demeure invisible aux yeux, il brûle dans nos coeurs. Une odyssée humaine qui, au fil des scènes, éclaire le destin d’un homme
en quête d’absolu.
Un spectacle vibrant, entre ciel et sable, qui retrace la vie de Saint-Exupéry : aviateur visionnaire, écrivain habité, amoureux tourmenté, philosophe de l’action.
Distribution
Une pièce de Mathieu RANNOU
Mise en scène Benoit LAVIGNE
Avec Franck DESMEDT
Collaboration artistique Sophie MAYER
Scénographie Seymour LAVAL
Costumes Virginie H
Lumières Laurent BEAL
Musiques Raphaël CHAMBOUVET
Production : Atelier Théâtre Actuel, Le Lucernaire, NS productions, Sea Art
Note d’intention de Benoît Lavigne, le metteur en scène
Après avoir triomphé dans Le Voyage au bout de la nuit, La Promesse de l’aube et Kessel, La Liberté à tout prix, Franck Desmedt prolonge son exploration des grands auteurs du XXe siècle. Sous la plume érudite de Mathieu Rannou, ils dressent cette fois ensemble avec talent le portrait d’Antoine de Saint-Exupéry, nous faisant voyager au cœur de sa vie et de ses écrits. Entre l’aviateur de la fabuleuse aventure de l’aéropostale, l’écrivain sublime auteur de nombreux chefs-d’œuvre comme Le Petit Prince, Vol de nuit, Terre des hommes ou encore Citadelle, l’amoureux fou de sa femme et des femmes, l’intrépide pilote de la Seconde Guerre mondiale, l’artiste engagé pour la liberté, l’humaniste désespéré, c’est mille et une couleurs, mille et une facettes qu’ils nous offrent de découvrir dans ce spectacle intitulé Saint-Exupéry, Le Commandeur des oiseaux.
Mon travail a été de mettre en lumière chacune des nuances, des émotions, des contradictions, des passions de cet homme multiple et complexe que l’on connait finalement si peu.
Nous éclairons avec délicatesse ses pensées, ses rêveries, ses nostalgies, ses désirs, ses convictions, ses doutes et ses fragilités.
Nous révélons un homme dont la fraternité, le sens du devoir, l’amour des autres sont des valeurs sacrées. Nous dévoilons un être confronté aux tourments de son temps, pris dans le tourbillon de la guerre, se débattant en permanence pour faire entendre sa voix, sa singularité, refusant les clans, les idées toutes faites et la simplification des opinions. Nous plongeons dans son intimité, ses secrets, ses blessures et ses rêves.
C’est cette trajectoire fulgurante que Franck Desmedt interprète, laissant éclater dans ce rôle sa virtuosité, sa sensibilité, son humanité. Ensemble, nous vous racontons l’histoire de cet homme, ce commandeur des oiseaux, pour qui le plus beau métier du monde était celui d’unir les hommes et qui voulait faire de sa vie un rêve et de son rêve une réalité.
Franck DESMEDT
Après 3 années au conservatoire de Bordeaux et 3 années au Cours Simon à Paris, Franck Desmedt intègre le théâtre de Boulogne-Billancourt pour jouer les classiques (Le Bourgeois gentilhomme m.e.s. Maurice Risch, Le Médecin malgré lui,Le Malade imaginaire ou Les Fourberies de Scapin m.e.s. Philippe Delevingne), après un premier prix d’interprétation pour Eurydice de Jean Anouilh au TBB (m.e.s. François Ha Van), il commence un travail avec Sébastien Azzopardi (Les classiques contre-attaquent - Théâtre de la Huchette, L’Éventail de Lady Windermere - Théâtre 14 et Bouffes parisiens, Mission Florimont - Théâtre Michel, Splendid, Comédie de Paris ou encore Dernier coup de ciseaux, Molière de la meilleure comédie en 2014 au théâtre des Mathurins). Parallèlement il joue dans L’Amicale des contrevenants ou Lacenaire - Théâtre de la Huchette, Le Mariage de Barillon - Théâtre du Palais Royal (m.e.s. Jacques Échantillon), Clérambard au Théâtre Michel, ou encore dernièrement dans Le Visiteur d’Eric Emmanuel Schmitt, avec Sam Karmann - Théâtre Rive Gauche.
Il dirige de 2008 à 2012 l’espace culturel Treulon à Bruges puis fonde le collectif Inox à Bordeaux et prend la direction de l’Inox et enfin la direction du théâtre de la Huchette en 2015. Il a fondé sa compagnie Le Talent Girondin en 2000 et créé près d’une vingtaine de spectacles à Paris, Bordeaux ou pour le festival d’Avignon.
En 2016, il obtient le Molière du comédien dans un second rôle pour Adieu Mr Haffmann de Jean Philippe Daguerre, puis commence une série de portraits des grands témoins du XXe siècle, pour lequel il obtient deux nominations aux Molières (catégorie seul en scène) pour La Promesse de l’aube de Gary en 2022 et Kessel, la liberté à tout prix de Mathieu Rannou en 2024. Il obtient également pour ce travail le prix Charles Oulmont et le prestigieux Prix du Brigadier en 2023 au Théâtre Montparnasse.
Mathieu RANNOU, auteur
Mathieu Rannou est auteur, comédien, metteur en scène et compositeur. Au théâtre il a notamment écrit et mis en scène Kessel, la liberté à tout prix, interprété par Franck Desmedt (nomination au Molière du seul en scène 2024). Il a aussi écrit avec Emmanuel Gaury Et si on ne se mentait plus qui a triomphé au Lucernaire en 2018 et 2019.
Il travaille également comme scénariste et comédien pour France 2 (Histoires Courtes). Il compose régulièrement des bandes sons de spectacles.
Rappel biographique, Antoine de Saint-Exupéry
Antoine de Saint-Exupéry est né à Lyon le 29 juin 1900. Pionnier de l’Aéropostale dans les années 1920, il a volé aux côtés de Mermoz, Guillaumet et tant d’autres figures légendaires.
Écrivain du ciel et de l’âme, il est surtout connu pour Le Petit Prince, l’un des livres les plus traduits au monde après la Bible.
Ses œuvres (Vol de nuit, Courrier sud, Terre des hommes, Pilote de guerre) mêlent, dans un style très poétique, récits autobiographiques et réflexions philosophiques d’une grande justesse.
En 1943, un critique américain qualifia même Pilote de guerre de « meilleure réponse au nazisme, avec – peut-être – les discours de Churchill ».
Saint-Exupéry a disparu en mission aérienne au-dessus de la Méditerranée le 31 juillet 1944.
- Genre : Théâtre classique
- Durée : 1h15
- Date : Mardi 16 juin à 21h
- Lieu : Château du Parc Soubise à Mouchamps (repli : grange du château)
Résumé
Pour le « bon plaisir » du Prince, et se livrer à un jeu autant intellectuel qu’érotique, Sylvia est enlevée de force. Son couple « défait » va en donner deux, créant par la même une double inconstance !
Mais ce ne sera pas une charmante comédie pastorale. Le dénouement semble heureux puisqu’il se termine par deux mariages mais, en réalité le temps de l’amour éternel est rétrospectivement démasqué comme une illusion et remplacé par le temps du plaisir éphémère. Pas sûr que les deux couples y trouvent leur compte ! L’histoire élégante et gracieuse d’un crime.
Distribution
Texte de MARIVAUX
Mise en scène : Jean-Paul TRIBOUT
Avec : Baptiste BORDET (le prince) ; Marilyne FONTAINE (Flaminia) ; Emma GAMET (Sylvia) ; Agathe QUELQUEJAY ou Lou NOERIE, (Lisette en alternance) ; Thomas SAGOLS ou Anthony AUDOUX (Arlequin en alternance) ; Xavier SIMONIN (le seigneur) ; Jean-Paul TRIBOUT (Trivelin)
Lumières : Philippe LACOMBE
Costumes : Aurore POPINEAU
Décor : Amélie TRIBOUT
Collaborateur artistique : Xavier SIMONIN
Production Sea art
Coréalisation théâtre lucernaire
Note d’intention de Jean-Paul TRIBOUT, le metteur en scène
Après le long règne de Louis XIV, la Régence libère les idées et les moeurs. La « fête commence » mais pas pour tous ! La pièce de Marivaux : La double Inconstance jouée pour la 1ère fois en 1723 en est une belle illustration car, dès le début, nous assistons à l’enlèvement, sans consentement bien entendu, d’une jeune paysanne, Sylvia, sur laquelle le Prince a jeté son dévolu et qu’il prétend aimer et vouloir épouser ! La jeune fille aime cependant son Arlequin d’un amour pur et réciproque. Qu’à cela ne tienne, le défi n’en sera que plus grand pour le Prince qui se sert de son acolyte Flaminia pour mettre en oeuvre la machination de la double inconstance. Peu à peu, les amoureux sont pris au piège dans un implacable jeu de la tentation auquel il leur est impossible de résister. Le corrupteur s’avère suffisamment habile pour sauvegarder les apparences en laissant à l’abusé l’illusion qu’il ne trahit pas ses principes tout en le rendant complice ! Le dénouement semble heureux puisqu’il se termine par deux mariages mais, en réalité le temps de l’amour éternel est rétrospectivement démasqué comme une illusion et remplacé par le temps du plaisir éphémère. Pas sûr que les deux couples y trouvent leur compte !
Jean-Paul TRIBOUT, metteur en scène et Trivelin
Sa carrière débute dans la décentralisation. En 1970, il est engagé au T.N.P., alors dirigé par Georges Wilson, où il travaille sous la direction de Jacques Rosner. Depuis, il a joué plus de quatre-vingt pièces, effectuant de perpétuels allers-retours entre le théâtre privé et le théâtre public,
passant des aventures marginales aux Théâtres Nationaux. Il interprète, avec le même plaisir, classiques et contemporains... Mais c’est la célèbre série des Brigades du Tigre, dont il est, pendant près de dix ans, l’un des principaux interprètes, qui rend son visage familier aux spectateurs de 22 pays. En 1986, il signe sa première mise en scène importante Le Légataire Universel de Jean-François Regnard. Viennent ensuite Marivaux, Turcaret de Lesage, une co-mise en scène de L’Esthétocrate d’après les textes du sculpteur Pol Bury. A Paris, il monte Point de feu sans fumée de J. Vartet, Les Mufles de Sacha Guitry, Le Galant Escroc de Charles Collé, La Seconde surprise de l’amour de
Marivaux, Lettres à une amoureuse de Beaumarchais... Il mettra ensuite en scène La Dernière nuit de Don Juan d’Edmond Rostand au Théâtre 14. Puis, Couple Ouvert à deux battants de
Dario Fo et Franca Rame et la nouvelle version de Art de Yasmina Reza. Puis ce sera La Comédie du Paradoxe de Jean Marc Chotteau d’après Denis Diderot au XXe Théâtre, Le Triomphe de l’amour de Marivaux au Théâtre 13 (puis au Théâtre Hébertot à Paris). Il créera Zoo ou l’assassin philanthrope de Vercors au Théâtre Daniel Sorano, (repris au Théâtre Mouffetard à Paris, puis en tournée).
Il montera un texte presque inconnu d’Eugène Labiche, Une chaîne anglaise à Paris au Théâtre 14 (reprise au Théâtre Rive Gauche, en tournée et en festivals). Il met ensuite en scène avec succès,
toujours à Paris puis en tournée, Nekrassov, la seule comédie de Jean-Paul Sartre. Puis ce sera Donogoo de Jules Romains, Le Vicaire de Rolf Hochhut, Monsieur chasse ! De
Feydeau (Théâtre 14, théâtre de la tête d’or à Lyon et tournée), Le Mariage de Figaro de Beaumarchais. En 2017 Vient de paraître d’Edouard Bourdet. Et en 2019, La Ronde d’Arthur
Schitzler. En 2023 On va faire la Cocotte de Georges Feydeau au Lucernaire.... Il joue dans la plupart de ses spectacles.
Parallèlement, Jean-Paul Tribout assure depuis 1996 la direction artistique du Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat et, de 2005 à 2011, celle du Festival de la Comédie de Dax.
Il est Chevalier des Arts et Lettres !
- Genre : Classique
- Durée : 1h55
- Date : Jeudi 18 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
Distribution
Auteur : Victor Hugo
Adaptation et mise en scène : Manon MONTEL
Assistants direction d’acteurs : Stéphanie WURTZ et Jean-Christophe BARBAUD
Madame Thénardier : Claire FAUROT
Jean Valjean : Sacha PETRONIJEVIC
Javert : Thomas WILLAIME
Monseigneur Bienvenu et Gillenormand : Alain GUILLO
Fantine et Gavroche : Manon MONTEL
Mr Thénardier et Feuilly (percussions) : Roch-Antoine ALBALADEJO
Cosette et Enjolras (chant) : Ambre ROCHARD
Marius (guitare) : Léo PAGET
Courfeyrac (violoncelle) : Jean-Baptiste DES BOSCS
Jean Prouvaire (accordéon) : Jonas BATTELLO
Vidéos : Margaux COMPTE-MERGIER et Léo PAGET
Chorégraphies : Claire FAUROT
Musiques originales : Jean-Baptiste DES BOSCS
Costumes : Patricia DE FENOYL assistée de Louis-Antoine HERNANDEZ
Lumières : Mathias BAURET et Manon MONTEL
Décors : PDG&HLH
Note d’intention de Manon Montel
Adapter les Misérables, œuvre colossale, quelle belle gageure pour un metteur en scène. Comment réussir à donner vie à 1800 pages, en 1h50 ? Comment représenter à leur juste valeur les scènes des barricades, de l’auberge, de l’usine, de Montreuil-sur-Mer, le tout en respectant et en faisant honneur au génie hugolien ? Depuis plusieurs années, tel a été le travail en profondeur de Manon Montel : écrire et mettre en scène cette épopée mythique, cette saga jalonnée de douleur et d’espérance.
Une narration incarnée : Madame Thénardier comme fil rouge
Pour singulariser cette adaptation, le choix a été fait de donner à Madame Thénardier le rôle de narratrice. Figure iconoclaste, elle brise le quatrième mur avec une gouaille populaire, adressant directement
le public. Ce procédé apporte une connivence immédiate et ancre l’histoire dans un espace vivant, où la poésie hugolienne rencontre le théâtre contemporain.
10 artistes multidisciplinaires
Grâce à la virtuosité de la distribution, tous les personnages emblématiques sont incarnés : le peuple opprimé, sublimé dans la douleur de Fantine ; le peuple bourreau, par les Thénardier ; l’inflexible
justice de Javert, face à celle idéalisée de Monseigneur Bienvenue ; la bourgeoisie vieillissante de Gillenormand et l’avenir révolutionnaire des étudiants portés par Enjolras, Courfeyrac et Gavroche,
ce gamin de Paris à la fois symbole de misère et d’espoir. Au coeur de ce tourbillon humain, l’amour inaltérable entre Cosette et Marius illumine l’obscurité ambiante, tandis que Jean Valjean, personnage
mythique et universel, incarne à la fois l’Homme en quête de rédemption et le père déchiré face à sa fille.
Une scénographie cinématographique au service de la fresque hugolienne
La scénographie, sobre et modulable, traduit la dualité fondamentale de l’œuvre. Les espaces se transforment à vue, passant d’un appartement bourgeois à une auberge sordide, de la rue Plumet à une prison,
dans une fluidité cinématographique.
Une création musicale puissante et bouleversante
Une création musicale originale accompagne chaque tableau, interprétée en direct par des musiciens sur scène. Accordéon, violoncelle, guitare et chant tissent un paysage sonore riche et sensible. Ces
instruments, porteurs de réminiscences populaires et d’intensité dramatique, ajoutent une profondeur supplémentaire aux scènes, alternant entre refrains mélancoliques et complaintes vibrantes.
D’une beauté brute et organique, la mise en scène porte le paradoxe hugolien et confronte le grotesque au sublime. La grandeur de l’œuvre originale se conjugue à l’intensité du spectacle vivant, à la croisée de l’intime et de l’universel.
La compagnie Chouchenko
La Compagnie Chouchenko lit les textes du passé à la lumière du présent : Horace et le Cid de Corneille, Dom Juan de Molière, Les Misérables d’Hugo, Roméo et Juliette de Shakespeare…
Les créations enlacent les différents arts de la scène : musique, danse et chant s’invitent au coeur de tableaux plus poétiques que jamais. Cette symbiose sublime le texte. Le mouvement des corps porte le corps littéraire, avec une seule et unique quête : faire voyager le spectateur.
Depuis sa naissance en 2009, la Troupe est une entité vivante faite de talents conjugués. Le rapport entre comédiens et metteur en scène se construit autour de liberté, de confiance et de plaisir qui fondent la solidarité des métiers. Sur scène c’est une explosion humaine, un foisonnement de sentiments, c’est l’Homme qui lutte face à la fatalité afin que le théâtre soit un outil populaire d’élévation individuelle et collective.
Depuis la Bourgogne, les spectacles de la Compagnie rayonnent à Paris (Lucernaire, Essaïon, Vingtième Théâtre, Pépinière Opéra, Théâtre des Béliers…), en province, à l'international (Institut Français de Tunisie, Maroc, Suisse etc.) et chaque année au Festival d’Avignon (Petit Louvre, Condition des Soies…).
Engagée auprès des jeunes, une politique d’inclusion leur offre un parcours spectacle fait de rencontres artistiques, techniques et atelier pratique. Les enseignants jouant un rôle-clé dans la transmission du théâtre, la Compagnie tient à leur disposition des ressources pédagogiques dont une plateforme de savoirs théoriques et pratiques (Web série sur les coulisses de la création).
- Genre : Seul en scène
- Durée : 1h45
- Date : Vendredi 19 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
Résumé
« On galope, on se débrouille, on flashcode, on motdepasse, on upload, on wifise, on capte pas, on est plouc, on plug, on cloud, on protège ses données, on data-centre, on se recentre, on inspire par
le ventre, on reboot, on marche en forêt, on influe, on transfère, on libère, on aime la terre, on est off, on est suivi, on se retourne peu, on se bienveillance, on se résilience, on se détoxe,
on a tout trié, on est une belle âme, on pronote, on revit, on galope, on galope, on galope. On enterre son père et on rock’n roll ce qu’il en reste… mais on rigole. » Alex LUTZ
Après le succès de ses deux précédents spectacles récompensés des Molières de l’Humour 2016 et 2020, Alex Lutz remonte sur scène plus rock que jamais (ou pas) pour son troisième spectacle, qui a obtenu le Molière de l'Humour en 2026.
Distribution
Ecrit et interprété par Alex LUTZ
Mis en scène par Tom DINGLER
- Genre : Classique
- Durée : 1h30
- Date : Lundi 22 juin 2026 à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
Distribution
Auteur : Eugène LABICHE
Adaptation et mise en scène : Frédérique LAZARINI
Assistante à la mise en scène : Lydia NICAUD
Avec : Cédric COLAS, Emmanuelle GALABRU, Hugo GIVORT, Arthur GUEZENNEC, Messaline PAILLET et Guillaume VEYRE.
Scénographie : François CABANAT
Costumes : Dominique BOURDE
Lumières : Xavier LAZARINI
Musique et son : François PEYRONY
Effets vidéo : Hugo GIVORT
Note d’intention de Frédérique LAZARINI
Ce spectacle se placera volontairement sous le signe de la fantaisie : en référence à Tati, ou à Cocteau, les objets prendront vie, parfois comme investis. On verra aussi une statue parler dans un jardin, et les haut-parleurs dans la gare donner des leçons de morale aux voyageurs. Quand ils seront amoureux, nos deux prétendants danseront sur le quai comme dans le magicien d’Oz. Il me tient à cœur aussi d’évoquer l’héritage considérable des burlesques américains et de Charlie Chaplin dans l’art du comique.
Il s’agissait de construire une mécanique du vivant, des gestes comme des métaphores, une chorégraphie signifiante, une sincérité, une vérité dans l’interprétation, car le divertissement ici se fonde sur une humanité profonde.
Comme « un entomologiste jovial » Labiche a toujours épinglé et disséqué le caractère du Bourgeois du 19ème siècle qui était à la fois son personnage de prédilection et son public. En demandant à Cédric Colas de jouer le rôle de Monsieur Perrichon, j’ai cherché à chasser l’évidence d’un personnage convenu, tout en rondeur physique, pour tenter de dégager de lui humanité et profondeur. Car il me semble que Perrichon n’est pas ridicule, il est dans l’aveuglement (c’en est presque poignant), il poursuit des quêtes, il a l’ambition de surpasser (maladroitement certes) les siens et d’échapper au quotidien et à l’ennui de son monde. Et puis, surtout, il éprouve de vrais sentiments. Il m’a paru intéressant de pousser la gratitude narcissique qu’éprouve Perrichon jusqu’à une passion qui ne s’avouera pas mais qui bouleverse… une passion née de son orgueil incommensurable et de l’amour qu’il nourrit pour lui-même.
Enfin, si d’un bout à l’autre de la pièce, la ribambelle sera soumise au mouvement, à la fuite en avant, à l’Acte IV, avant de repartir de plus belle, elle vivra un instant suspendu dans le jardin de la famille Perrichon. Comme un arrêt sur image.
Là, aura lieu l’illumination. Notre Perrichon, aveuglé, ignorant, imbu de lui-même et inconsciemment misanthrope, pendant tout ce long périple, naîtra à une autre réalité et posera un nouveau regard sur les hommes et le monde qui l’entourent. Et le voilà qui se repent et qui se rachète. L’homme égoïste et ingrat éprouvera enfin de la reconnaissance pour autrui.
Il y a, étroitement enchâssés, dans la pièce de Labiche, cette aventure d’un premier voyage touristique, glissant sur une ligne pleine d’esprit et d’humour, et un voyage intérieur plus profond, un mouvement de l’âme inattendu, plein de sagesse et de noblesse.
Et c’est grâce à l’épreuve du plateau, que le thème de la reconnaissance, de l’empathie, après, avoir affleuré timidement à de nombreux moments des premiers actes irradie enfin, dans les dernières répliques de la pièce. Au salut c’est un homme nouveau qui quittera le plateau.
Frédérique LAZARINI, mise en scène
Frédérique Lazarini a développé une partie de ses projets au Théâtre de la Mare au Diable à Palaiseau avec lequel elle a gardé des liens.
Elle a créé et joué Médée d’Euripide en partenariat avec le Centre culturel de Sarajevo où le spectacle a été repris dans le cadre d’un festival, avec un chœur composé de jeunes comédiennes et chanteuses bosniennes et serbes. Elle met en scène, Sugar de Joëlle Fossier, La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, La Céléstine avec Bijouna et Luis Rego et Chez Mimi d’Aziz Chouaki au Vingtième Théâtre à Paris, Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Elle a aussi écrit et mis en scène au Théâtre de Passy une comédie musicale A Saint-Germain-des-Prés !
Au Théâtre Artistic Athévains, elle a créé La Cabine d'Essayage (commande à des auteurs contemporains), Le Père Goriot de Balzac et L’Avare interprété par Emmanuel Dechartre. En 2020 elle rejoint le collectif des Athévains et monte tous ses spectacles avec eux : La Mégère apprivoisée de William Shakespeare, Un visiteur inattendu de Agatha Christie, Barbe bleue de Amélie Nothomb et Le Cid de Pierre Corneille.
- Genre : Théâtre contemporain
- Date : Mardi 23 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
Le chef-d’oeuvre de Reginald Rose, Meilleure pièce de théâtre des Globes de Cristal 2018, revient pour une nouvelle saison. Un huis clos sous haute tension qui a déjà séduit plus de 250 000 spectateurs.
Résumé
Etats-Unis. 12 hommes, au cours de la délibération d’un procès, ont la responsabilité de juger un jeune homme accusé de parricide. Si pour 11 d’entre eux sa culpabilité est évidente, un juré va émettre des doutes. Or il faut l’unanimité pour prononcer un verdict. Une vie est entre leurs mains. C’est l’acquittement ou la chaise électrique.
On assiste dans une tension palpable à un drame judiciaire dans lequel l’intelligence, l’humanité et la persévérance d’un seul homme vont mettre à mal les certitudes et les préjugés des 11 autres jurés, chacun habité et influencé par son histoire personnelle. Au-delà de l’enjeu du procès, cette pièce au propos éminemment moderne questionne sur la façon dont est rendue la justice, montrant à quel point les préjugés indéracinables et l’intolérance de certains peuvent décider de la vie d’un homme.
Cette adaptation revisite le chef-d’oeuvre du dramaturge américain Reginald Rose “Twelve Angry Men” (« 12 Hommes en colère »), écrit en 1953 et adapté au cinéma par Sydney Lumet quatre ans plus tard. Mise en scène par Charles Tordjman, cette nouvelle adaptation théâtrale est signée par Francis Lombrail qui avait déjà adapté avec succès une autre pièce américaine : “Les Cartes du pouvoir”.
Distribution
Une pièce de Reginald ROSE
Adaptation française : Francis LOMBRAIL
Mise en scène : Charles TORDJMAN
Avec en alternance Amine CHAÏB, Antoine COURTRAY, Philippe CRUBEZY, Olivier CRUVEILLER, Adel DJEMAI, Christian DRILLAUD, Thierry GIBAULT, Claude GUEDJ, Geoffroy GUERRIER, Xavier de GUILLEBON, Florent HILL-CHOUAKI, Yves LAMBRECHT, Roch LEIBOVICI, Pierre Alain LELEU, Francis LOMBRAIL, Charlie NELSON, Alain RIMOUX, François Raüch DE ROBERTY, Pascal TERNISIEN
Assistante Mise en scène : Pauline MASSON
Décors : Vincent TORDJMAN
Lumières : Christian PINAUD
Costumes : Cidalia DA COSTA
Musiques : Vicnet
- Genre : Classique
- Durée : 1h45
- Date : Mercredi 24 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
- À partir de 9 ans
Présentation
Marius est un jeune homme que la mer exalte. Il aime son père César, bourru et bonhomme, il aime aussi la petite Fanny qui vend des coquillages devant le bar de César.
Depuis son enfance, l’envie de courir le monde l’enflamme.
Il lutte contre sa folie. Il ne veut pas abandonner son père qui en mourrait peut-être de chagrin, ni la petite Fanny qui ne pense qu’à lui. Et pourtant la mer est là…
Jean-Philippe Daguerre (lauréat de 5 Molières 2025 pour Du charbon dans les veines) et sept comédiens de la branche méridionale de sa compagnie le Grenier de Babouchka ont choisi de faire résonner la merveilleuse langue de l’immense Marcel Pagnol sur le vieux port de Marseille en 1960.
Distribution
Marcel PAGNOL – Auteur
Jean-Philippe DAGUERRE - Mise en scène
Juliette BEHAR - Interprétation
Grégoire BOURBIER - Interprétation
Romain LAGARDE - Interprétation
Teddy MELIS - Interprétation
Christophe MIE - Interprétation
Solange MILHAUD - Interprétation
Geoffrey PALISSE - Interprétation
Hervé HAINE - Musique
Moïse HILl - Lumière
Corinne ROSSI - Costumes
Margaux VAN DER PLAST - Scénographie
Compagnie Le Grenier de Babouchka
La compagnie « Le Grenier de Babouchka », a été créée au printemps 2003.
« Babouchka », c’est la « grand-mère » en russe. Celle qui aide les enfants à s’endormir en leur racontant des histoires ou des
légendes et qui leur transmet le savoir et la sagesse avec bienveillance...
C’est donc tout naturellement que les premières présentations de la compagnie furent destinées au jeune public.
La rencontre avec Jean-Philippe Daguerre en 2005 marque une étape dans la vie de la compagnie qui s’oriente alors vers des auteurs du répertoire classique : Molière, Goldoni, Corneille, Dumas, Rostand. Toujours avec ce souci de transmission, Le Grenier de Babouchka s’empare de ces auteurs de références pour réinterpréter les pièces en cherchant à ne jamais les trahir.
Par une mise en jeu dynamique, accessible et rigoureuse, la compagnie redonne vie et légèreté à un patrimoine pouvant être jugé massif et élitiste. D'autre part, depuis le succès de « Adieu Monsieur Haffmann » de Jean-Philippe Daguerre récompensé par quatre Molières en 2018, la compagnie se tourne également vers la création et la production d'œuvres contemporaines tel que « Le Petit Coiffeur », « Le Voyage de Molière », « Les Téméraires », « Le Huitième Ciel » et « Du Charbon dans les Veines » (création récompensée de 5 Molières en 2025) ... Sans oublier nos grands Classiques que nous continuons à chérir comme les trésors de notre Grenier.
- Genre : Classique
- Durée : 1h40
- Date : Jeudi 25 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
Présentation
Par la magie d’un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de sa jeunesse. Seul son portrait vieillira et sera marqué par les stigmates de tous ses péchés. Le jeune dandy peut alors s’adonner à toutes les expériences. Wilde nous lance dans une quête du plaisir et de la beauté sous toutes ses formes, belles ou atroces ; l’art n’a rien à voir avec la morale.
Le Roman
Le Portrait de Dorian Gray est l’œuvre la plus personnelle de Wilde. Il disait à son propos : « Dorian Gray contient trop de moi-même, Basil est ce que je pense être, Harry ce que les gens pensent que je suis et Dorian ce que j’aurais aimé être… »
Déjà plus de 100 000 spectateurs conquis ! Après le Lucernaire, la Comédie et le Studio des Champs-Élysées, les Artistic-Athévains, le Théâtre La Bruyère, trois ans de tournée et cinq Festivals d’Avignon, il a fait son grand retour au Festival d’Avignon en juillet 2025.
Distribution
Auteur : Oscar WILDE
Texte et mise en scène : Thomas LE DOUAREC
Assistante à la mise en scène : Caroline DEVISMES
Avec : Mickaël WINUM, Caroline DEVISMES, Fabrice SCOTT et Thomas LE DOUAREC
Musique Originale et bande son : Mehdi BOURAYOU
Création lumière et régie : Stéphane BALNY
Décors et scénographie : Thomas LE DOUAREC
Costumes : José GOMEZ d’après dessins de FREDERIC PINEAU
Production : Compagnie Thomas Le Douarec & Protect Artistes Music
Note d’intention de Thomas LE DOUAREC, le metteur en scène
Toute création a sa part d’obsession ou est le fruit d’une obsession. Poursuivre une idée de manière aussi obsessionnelle a de quoi m’inquiéter... Pour me rassurer, je me dis que c’est le propre de certains artistes que de vouloir saisir, du moins se donner l’illusion, à force, de comprendre ou de capturer une image, un instant, une idée...
C’est maintenant la quatrième fois que j’explore cette œuvre. Je suis persuadé que Wilde, dont l’art dramatique a toujours été l’expression artistique de prédilection, s’il avait pu échapper à la censure et à la morale de son époque, en aurait fait sa pièce de théâtre la plus aboutie... Rares sont les romans aussi bien dialogués : certaines scènes sortent tout droit du livre. Et par la suite, pour écrire ses meilleures pièces de théâtre, Wilde n’a jamais cessé de piocher dans son unique roman. Telle est mon obsession : vous faire découvrir, pour la première fois, la plus grande pièce d’Oscar Wilde.
Oscar WILDE, auteur
Il naît à Dublin en Irlande le 16 octobre 1854 et meurt à Paris en 1900, à l’âge de 46 ans.
Après des études brillantes dans sa ville natale, il entre au Magdalen Collège d’Oxford où il fréquente Ruskin et Pater. Il est séduit par les fastes du catholicisme, mais reste protestant pour obéir à son père, puis devient franc-maçon en 1875. Après un séjour en Grèce au printemps 1877, il s’enthousiasme pour l’hellénisme.
Brillant causeur dans les salons londoniens, célèbre pour ses réparties spirituelles et son élégance raffinée, il devient l’auteur à la mode. Sa célébrité dépasse les frontières, on l’invite aux États Unis. Il s’installe à Paris en janvier 1883 et devient la coqueluche des décadents français.
Il écrit La Duchesse de Padoue, Véra ou les nihilistes. De retour en Angleterre, il devient rédacteur en chef du magazine féminin et féministe « The Woman’s world » de 1887 à 1889, il cultive son personnage de dandy. Il publie des contes : Le Prince heureux et autres contes (1888), Une maison de grenades (1891), des nouvelles : Le Crime de Lord Arthur Savile et autres histoires (1891) et des essais réunis en 1891 dans Intentions. Son seul et unique roman, Le Portrait de Dorian Gray (1891) marque encore une étape dans sa gloire. Il écrit directement en français Salomé pour Sarah Bernhardt. Puis viennent les comédies qui vont faire de lui l’auteur dramatique le plus encensé de Londres et Paris : L’Eventail de Lady Windermere et, entre 1892 et 1895, Une femme sans importance, Un mari idéal et L’Importance d’être constant.
En 1892, il vit une passion tumultueuse avec Lord Alfred Douglas. Le père de ce dernier, le marquis de Queensbery, le provoque. Wilde intente un procès au marquis pour diffamation et le perd. Un second puis un troisième procès font de Wilde un accusé, puis un coupable. Il est condamné à deux ans de travaux forcés pour « indécence et sodomie » (mai 1895). En prison, il écrit De Profundis et La Ballade de la geôle de Reading ainsi que deux lettres sur les conditions de vie des prisonniers de 1897 à 1898. A sa sortie du bagne, malade, ruiné et amer, il doit fuir Londres sous un autre nom, s’installe à Dieppe, puis à Paris et y meurt en 1900 dans la plus grande misère, abandonné de tous.
Thomas LE DOUAREC, auteur, metteur en scène et rôle de Lord Henry (VF)
Acteur, auteur, metteur en scène prolixe (déjà presque une centaine de productions à son actif), inclassable car éclectique, Thomas Le Douarec est aussi à l’aise dans les tragédies que dans les comédies. Il a touché à tout : théâtre classique, théâtre moderne, concert, danse, cirque, comédie musicale, café-théâtre, one-man-show.
Pour ses tragédies, retenons :
- Le Cid de Corneille dans une version flamenca (600 rep.) créé en 1998 au Théâtre de La Madeleine.
- Vol au-dessus d’un nid de coucou de Wasserman au Théâtre de Paris en 1999 (250 rep.) avec, entre autres, Bernard Tapie, Grégoire Bonnet et André Falcon
- Dommage qu’elle soit une P... de John Ford créé au Trianon en 1991 et au Palace avec, entre autres, G.Bonnet, J. Meyniac, G.Nicoleau, Jean-Paul Rouve.
- Andromaque de Racine au Chêne Noir avec, entre autres, G. Bonnet, Jean-Charles Chagachbanian, Florent Guyot et Natacha Amal.
- Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde au Rive Gauche en 1996, repris 20 ans plus tard en 2016 avec Arnaud Denis, Valentin de Carbonnières, Fabrice Scott, Mickaël Winum, Caroline Devismes.
- L’Idiot d’après Dostoïevski, Théâtre 14 en 2019, Avignon Off 2019 et 2021, se joue encore aujourd’hui en tournée.
Pour ses comédies retenons :
- Le Dindon de Feydeau créé au Ranelagh en 1995, repris au La Bruyère, Tristan Bernard, Nouvelle Eve et Comédie de Paris (plus de 1000 rep.) avec, entre autres, Grégoire Bonnet, Sandra Nkake, Géraldine Bonnet-Guérin, Juliette Meyniac, Alexis Michalik, repris en 2024 aux Béliers Parisiens sur demande de Raymond Acquaviva pour les jeunes diplômés de son école de théâtre.
- Arrête de pleurer Pénélope (plus d’un million de spectateurs), en 2000 qui se joue encore un peu partout, vingt ans après !!
- Aux 2 Colombes de Sacha Guitry, toujours en tournée...
- Le Misanthrope de Molière avec, entre autres, Jean Charles Chagachbanian et Caroline Devismes, repris au Théâtre de l’Épée de Bois en juin 2024.
Thomas s’essaye aux spectacles de danse et spectacles musicaux, avec Sentires, un ballet flamenco (300 rep.) ; Le Caprice de Marianne, tour de chant de et avec Marianne James...
En 2010, il aborde la comédie musicale avec Mike au Comédia qui lui rapporte trois nominations aux Molières 2011 dont Meilleur spectacle musical. Puis de nouveau Dorian Gray, cette fois-ci en comédie musicale ou encore Le jour où je suis devenue chanteuse black, qu’il coécrit avec Caroline Devismes.Nous lui devons aussi Les Hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus (1500 rep. 2 millions de spectateurs) de et par Paul Dewandre, à l’affiche du Gymnase 8 saisons consécutives.
Il met en scène Manu Houdart dans un one-math-show exceptionnel, Very Math Trip, qui remplit 3 fois le Grand Rex à Paris pour la 1000ème représentation le 16 mai 2024.
Il a enseigné le théâtre pendant plusieurs années dans différentes écoles et assure la direction artistique de la Compagnie Thomas Le Douarec depuis 1991, de Protect Artistes Music depuis 2003 et codirige le Théâtre des Lucioles – Avignon depuis 2020. Il est élu représentant des Compagnies au sein du Conseil d’administration du Festival Off d’Avignon et également membre du CA de la MACD.
- Genre : Comédie sociétale
- Durée : 1h10
- Date : Vendredi 26 juin à 21h30
- Lieu : Château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte
- À partir de 12 ans
Présentation
Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Lorsqu’elle s’installe avec lui dans la ferme où il élève des porcs, elle découvre que la vie d’éleveur est tout sauf paisible. Pris entre le travail aux champs, les soins quotidiens à apporter aux bêtes, les imprévus sanitaires ou mécaniques et un contexte économique difficile, le couple est étranglé. Très vite, il croule sous les dettes. Epuisé par ce quotidien insupportable et l’absence d’aide, Augustin, âgé de 31 ans, se donne la mort. Auprès d’Antoine Jeandey, journaliste, Camille témoigne de cette misère qui s’est emparé des campagnes au point d’en tuer ses fils. Comment un agriculteur passionné et aimant a-t-il pu en arriver là ? Y a-t-il des coupables qui l’ont poussé au suicide ?
Tout contre la terre mêle comédie et drame, lyrisme et scène de la vie quotidienne pour dénoncer la condition paysanne française.
Entre amour et drame. Tout contre la terre, adaptée du témoignage de Camille Beaurain, Tu m’as laissée en vie, dépeint avec poésie et réalisme le quotidien du monde paysan en France.
Tout contre la Terre n’est pas seulement un drame agricole : c’est une histoire d’amour avant tout, portée par la force de la jeunesse, l’humour, la tendresse et la rage de vivre.
Tout contre la terre, inspiré du témoignage autobiographique de Camille Beaurain est un message d’espoir et de lumière où se mêlent rires et larmes sur l’importance de dire pour que le monde change : “il m’a laissé en vie pour que je parle, pour que je témoigne”.
Un spectacle qui serre le coeur et redonne voix à une France invisible, mais essentielle.
Distribution
Texte écrit par Rémi COUTURIER, d’après “Tu M’as Laissé en Vie”, roman de Camille BEAURAIN et Antoine JEANDEY.
Marie BENATI et Rémi COUTURIER - Mise en scène
Merryl BEAUDONNET - Interprétation
Charlotte BIGEARD - Interprétation
Remi COUTURIER - Interprétation
Charlie FARGIALLA en alternance avec Emmanuel GRUAT - Interprétation Thibaud POMMIER – Interprétation
Hélie CHOMIAC - Scénographie
Simon MEURET - Musique
Dimitri BORGET - Création lumière
Production : Artistic Scenic et les Pies Menteurs
Note d’intention de Rémi COUTURIER
Je veux écrire pour que cela serve. Je veux écrire pour servir. Le théâtre n’est pas que divertissement.
C’est au cours de l’année 2020 que je tombe sur une interview par TF1 de Camille Beaurain témoignant du suicide de son mari, exploitant agricole. J’ai été touché par la sincérité de cette femme, j’ai alors lu son récit : Tu m’as laissée en vie publié par Le Cherche Midi.
Après ma lecture, il m’est devenu évident que si je voulais servir, si je voulais défendre, cela se ferait en portant ce récit jusqu’au théâtre.
Dans mon écriture, je me suis appliqué à traiter avec tendresse ce couple de paysans que sont Camille et Augustin pour que le drame du suicide d’un paysan évoque à chacun la perte de l’être aimé. Parce que pour servir, je veux toucher le plus grand monde. En parallèle, je me suis amusé à faire grossir, à rendre théâtrales ces situations absurdes que traversent les agriculteurs de notre pays. Ainsi, la pièce balance entre le drame de ce couple qui lutte pour vivre de leur travail et le comique du monde kafkaïen qui les entoure.
Note d’intention sur la mise en scène
Devant la multiplicité des lieux qui seront visités dans la pièce (salon, hôpital, champs…), nous avons fait le choix d’une scénographie simple mais permettant d’évoquer chaque endroit. Des bottes de pailles faisant évidemment référence à la ferme de Camille et Augustin sont manipulées pour faire office de lit, de guichet de banque, de table à manger. Ainsi l’univers visuel de la pièce est en permanence lié à la campagne, à la nature, à la ferme jusque dans les costumes des protagonistes et ceci même lorsque l’action se déroule dans les bureaux des patrons de la grande distribution. On peut donc, grâce à la mobilité de ces bottes de foins, traverser différents univers et revenir avec plus de force et de réalisme dans le cœur du sujet : la situation des paysans français.
Un accompagnement musical a été composé et enregistré par Simon MEURET. Cette musique fait une grande place à la guitare classique. Les cordes pincés, organiques évoquant la nature et la sensibilité de ce couple d’agriculteurs vient se heurter à des thèmes plus froids représentant les obstacles mis au travers de leur chemin. — Marie BENATI et Rémi COUTURIER
Compagnie Les Pies Menteurs
La Compagnie Les Pies Menteurs naît en 2015 de la rencontre de 5 comédien(ne)s, metteurs en scènes et auteurs issus des Cours Simon, avec pour envie première de monter des créations théâtrales populaires à l’univers variés.
L’État d’esprit familial, l’entraide et la camaraderie sont les composantes fortes de la Compagnie.
Cette légèreté à travers l’humour, souvent, est omniprésente dans nos propositions même si celles-ci peuvent aborder des sujets sociaux forts (récemment les violences conjugales ou le suicide agricole).
Nous sommes passionnés par l’humain et chacune de nos pièces le défend dans sa beauté ou ses travers. Voilà pourquoi nous proposons des pièces d’auteurs reconnus (Robert Lamoureux, Harold Pinter, Robert Thomas) ou des créations contemporaines écrites par les auteurs/autrices de la Compagnie (Après Coup, Tout Contre la Terre, 10 ans de Réflexion).
Nos sensibilités diverses sont notre force et le miroir d’une salle de spectacle.











